Projet d'établissement

Projet d'établissement 2009 - 2013

INTRODUCTION ET PRESENTATION DE L'ETABLISSEMENT

Préambule :

Le projet d'établissement est basé sur la charte des droits et liberté de la personne accueillie à laquelle adhère l'association :

Accueillir et accompagner dans un esprit de convivialité.

Respecter la vie et les choix de chacun.

Apporter une réponse de qualité aux besoins individualisés.

S'impliquer dans une dynamique d'équipe.

Le projet d'établissement met le résident en son centre, avec l'engagement d'un accompagnement jusqu'au bout de la vie dans le respect de la dignité et l'identité de chacun, en privilégiant l'autonomie et la qualité du temps passé dans l'établissement, qui se veut un chez soi dans un chez nous.

Il a pour but de décrire les points forts et les points faibles de l'établissement, au regard du service rendu au résident et à sa famille d'une part.

D'autre part, il propose des axes d'actions prioritaires et les moyens à mettre en œuvre, pour que l'établissement s'acquitte de sa mission d'accompagner la vieillesse, en accompagnant la vie jusqu'à la mort.

Le projet d'établissement définit les valeurs communes adoptées par la direction et le personnel ; et présente une description complète du mode de prise en charge des résidents déclinée dans le cadre d'un projet de vie intégrant un projet d'animation, un projet architectural, un projet social, et d'un projet de soins, que nous présenterons ci-dessous.

Historique :

L'EHPAD (Etablissement d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) Raby Barboteau est une ancienne maison de maître qui appartenait à Monsieur et Madame Raby Barboteau. Ces derniers ayant perdus leurs deux filles au cours d'une épidémie décidèrent de léguer, à leur mort, leurs biens à une œuvre protestante. C'est ainsi qu'en 1929 cette maison devint une maison de retraite, gérée par les sœurs protestantes de la Communauté de Reuilly.

En 1977, les locaux sont vendus à la commune de Segonzac, et la gestion est confiée à une association à but non lucratif.

Situation géographique :

L'établissement est situé en plein coeur du vignoble de la Grande Champagne, à 5 kilomètres du centre bourg de la ville de Segonzac (2300 habitants).

A ce jour, l'établissement est seul à desservir un secteur géographique assez étendu en ce qui concerne l'accueil des personnes âgées dépendantes. L'éloignement de l'établissement du centre bourg de Segonzac et l'absence de transports en commun à destination de la ville influent sur la structure de la population accueillie. Tant qu'elle n'est pas lourdement dépendante, la personne âgée préfère s'installer dans une structure située en ville.

Démarche projet :

Depuis 2004, date de la signature de la convention tripartite, l'établissement s'engage formellement à adopter une démarche d'amélioration continue de la qualité.

Ce projet d'établissement est certes la réponse à une obligation règlementaire faite à l'établissement, il est l'aboutissement de nombreux groupes de travail et de concertations avec les différentes équipes du personnel, des représentants des résidents et des familles.

Des groupes de travail au niveau de l'hôtellerie, du soin et de l'animation se sont réunis régulièrement depuis un an et demi, en ayant pour base de travail le référentiel qualité ANGELIQUE. Ces travaux collectés à l'issue de ces différentes réunions ont été soumis au conseil de la vie sociale et au Conseil d'Administration.

A l'issue de cette réflexion générale sur les missions de l'établissement, sa place dans le paysage gérontologique local, et la mise en évidence des valeurs autour desquels chacun veut se retrouver, des objectifs ont été fixés.

Chaque action proposée sera soumise à évaluation.

A)   PROJET DE VIE

Le projet de vie doit être considéré comme une trame reprenant les orientations générales de l'E.H.P.A.D Raby Barboteau. Il tient compte de la population accueillie, de l'environnement, des habitudes de vie, des équipes et est complété par des protocoles en annexe.

Le projet a pour vocation de donner des règles dans le « faire » et de ce fait de donner de nouvelles frontières à l'autonomie.

Le projet de vie veut rendre la parole à ceux qui, trop souvent, sont considérés comme étant soumis à l'institution. Souvent, celui qui est le plus concerné est celui à qui on ne demande rien : la structure se doit d'être au service de l'usager et non l'usager qui doit s'adapter à la structure.

Il doit affirmer visiblement l'orientation dans laquelle chaque acteur doit exister.

La volonté affichée dans ce projet est la suivante :

  • Répondre aux attentes et aux besoins des résidents et des familles,
  • Respecter la dignité du résident, tout en réalisant une prise en charge globale de ce dernier, avec l'intégration des familles et des amis,
  • Faire de l'E.H.P.A.D un lieu de vie (restauration et projet architectural),
  • Permettre une vie sociale aux résidents (projet d'animation),
  • Accompagner les accompagnants (projet social).

I) REPONDRE AUX ATTENTES ET AUX BESOINS DES RESIDENTS ET DES FAMILLES

•1) Dédramatiser l'entrée en établissement

L'entrée en EHPAD est rarement le fruit d'un libre choix. La maladie, les accidents, l'entourage sont autant de raisons qui conduisent la personne âgée dans un établissement à un moment donné de sa vie. Il est important de s'en souvenir car il nous appartient de créer les conditions de ce « chez soi » quitté.

Il faut savoir aussi que l'entrée en institution pour la personne âgée et sa famille, est un changement de vie où la culpabilité est un sentiment souvent présent dans les premiers mois.

Sur le terrain, nous nous sommes toujours rendus compte que l'intégration était difficile.

L'accueil d'un nouveau résident dans une telle structure est une étape très importante et doit faciliter l'intégration de celui-ci à la vie collective.

C'est pourquoi l'accueil des résidents constitue un élément déterminant dans lequel l'ensemble de l'équipe doit jouer un rôle fondamental.

La perte des repères du nouveau résident est souvent facteurs de perturbations physiques (malaises/chutes, incontinence, perte de l'appétit, ...), de perturbations psychiques (détérioration mentale, isolement, ...), qui le fragilisent et le rendent encore plus vulnérable à l'apparition de pathologies diverses.

L'ensemble de la procédure d'accueil (temps passé avec la famille et le futur résident, les différentes mises au point, le recueil des informations : contrat de séjour, livret d'accueil, règlement de fonctionnement ...) contribue à la clarification de la situation et évite les malentendus dès l'entrée en institution. (Voir protocole de pré admission et protocole d'entrée d'un résident.)

Les moments de pré admission et d'admission doivent permettre à la personne âgée et/ou à sa famille d'obtenir les renseignements les plus complets concernant l'établissement, de le visiter, et rencontrer la direction et le personnel.

Aussi l'accompagnement des personnes âgées repose sur 3 critères essentiels :

  • un souci d'évaluation de la personne dans la première semaine de son entrée dans l'établissement, de son état de santé et de son degré d'autonomie (voire fiche toilette évaluative/ méthodologie «humanitude»).
  • Une capacité d'adaptation à l'évolution de la situation au fur et à mesure du temps.
  • Une volonté d'accompagnement personnalisé de sa vie jusqu'à sa fin de vie.

Une réunion d'accueil est réalisée le jour de l'entrée avec le résident, sa famille, la directrice, le médecin coordonnateur, l'infirmière et la psychologue.

Un pot d'accueil avec les résidents sera réalisé une fois par mois pour présenter les nouveaux résidents.

Une réunion pour la rédaction du projet de vie individualisé est organisée avec le résident, la famille, la direction et le soignant référent dans le mois qui suit l'entrée. Un suivi de ces projets sera réalisé en réunion de synthèse avec au minimum le soignant référent, le médecin coordonnateur et la psychologue.

•2) Accueillir des personnes âgées valides, semi valides et dépendantes

a) Qui accueille-t-on chez Raby Barboteau ?

Pour être admis à l'E.H.P.A.D, la Personne (Homme ou Femme) doit être retraitée de plus de 60 ans, sauf cas particulier des personnes de moins de 60 ans pouvant être reconnue handicapée et percevant une pension d'Invalidité, et ayant obtenue une dérogation pour entrer en institution.

Le séjour peut être temporaire, permanent, ou à la journée.

L'établissement ne prend pas en charge les personnes souffrant de pathologies psychiatriques majeures ou dont l'expression psychiatrique est prépondérante, ni les personnes dont la contagiosité s'avère trop importante.

b) Provenance des résidents :

Les personnes âgées sont pour la majorité originaires de Segonzac ou des communes limitrophes. Elles proviennent de leur domicile, de chez leurs enfants ou des établissements sanitaires avoisinants.

c) Les formules d'hébergement proposées

Nos prestations doivent prendre en compte la diversité des handicaps, variables selon les individus et aussi pour chacun d'entre eux, dans le temps : l'accueil se veut personnalisé et le maintien de l'hébergement prévu jusqu'au terme de la vie.

Les formules d'hébergement que nous proposons rendent bien compte de notre objectif, en particulier de notre faculté d'adaptation aux différents stades de modification des conduites et des besoins que représente la vieillesse :

  • Un accueil en séjour permanent propose un accueil sans limite de temps à la personne âgée dont les difficultés s'accroissent, nécessitant une prise en charge spécifique et adaptée.
  • Un accueil en séjour temporaire permet un hébergement momentané pour répondre à une prise en charge limitée dans le temps: vacances de la famille ou travaux dans le lieu habituel de résidence par exemple, mais aussi période de convalescence (Mode qui reste soumis aux disponibilités de l'établissement à la période demandée).
  • Un accueil de jour

Cet accueil de jour permet aux familles d'accueil et aidants familiaux de se libérer et de se reposer certaines journées ou après-midi.

A court terme, l'établissement aura à faire connaître son nouveau service d'accueil de jour, ouvert depuis mars 2008.

Le séjour temporaire et l'accueil de jour sont un atout pour aider le résident à se familiariser progressivement, sans angoisse avec son établissement définitif.

  • Un accueil spécifique pour les personnes atteintes de maladie d'Alzheimer ou maladie apparentée.

Actuellement l'établissement n'a pas de place spécifique Alzheimer, il n'est pas organisé (au niveau des locaux et du personnel) pour recevoir des personnes diagnostiquées ; leurs dossiers de pré admission sont donc refusés.

Cependant, certaines personnes non diagnostiquées à l'entrée peuvent présenter dans les années qui suivent, les signes de la maladie d'Alzheimer.

Dans une organisation non adaptée, elles deviennent un danger pour elles et pour autrui, perturbent leur entourage. Dans ce cas deux situations peuvent se présenter, soit la personne trouve une place dans un établissement adapté à cette maladie, soit nous sommes exposés au risque de prescription de camisoles chimiques, de contentions, ne respectant pas la liberté et la dignité de la personne.

C'est pourquoi notre projet d'établissement a programmé pour les années à venir la création d'une unité spécifique afin d'accompagner nos personnes âgées jusqu'au bout, en respectant leur liberté et leur dignité.

Si la création d'une unité spécifique est effective, nous pourrons compléter notre service par la proposition d'un accueil de jour thérapeutique.

II RESPECTER LA DIGNITE DE LA PERSONNE AGEE

•1) Place de la personne âgée dans l'établissement

Le projet de vie intègre les principes préconisés dans la charte des droits et libertés de la personne âgée accueillie, publiée par la fondation nationale en gérontologie. Cette dernière est affichée dans différents endroits de l'établissement.

Nous veillerons à ce que les attitudes professionnelles et la philosophie du travail mené auprès des résidents soient conformes à cette charte. Le règlement intérieur et le règlement de fonctionnement rappellent plusieurs points de cette charte. (Voire charte, règlement intérieur et règlement de fonctionnement en annexes).

La maison E.H.P.A.D devient le domicile de la personne âgée, qui doit pouvoir y vivre avec ses goûts, ses habitudes, ses choix et ses désirs.

Les goûts :

  • alimentaires,
  • vestimentaires,
  • d'activités sociales et d'animation.

Les habitudes :

  • de vie, rythmes de vie (heures de levé et de couché, de repas, ...)
  • sociales.

Les désirs :

  • souhaits et attentes de la personne,
  • ce qu'elle ne veut pas,
  • ses choix (médecins, praticiens, cultes),
  • liberté de circuler dans l'établissement, de recevoir sa famille dans sa chambre ou dans l'intimité des salons, de recevoir des invités à déjeuner.
  • comment y répondre avec nos moyens?

Même si, lors de son admission, les réalités de la vie collective lui imposent certaines règles, le résident doit trouver un espace physique et social lui permettant de continuer sa vie et la réalisation de ses projets, aussi simples soient-ils.

Ainsi pour ces cinq prochaines années, nous devrons poursuivre la mise en place et le suivi des toilettes évaluatives et des projets de vie individualisés, ainsi que la désignation d'un soignant référent pour chaque résident. (Voire projet de vie individualisé et les missions du soignant référent en annexes)

•2) Préserver et perpétuer les liens familiaux et sociaux

L'établissement a toujours eu pour objectif de donner un caractère familial à la vie quotidienne des résidents. La famille doit être reconnue comme intervenant significatif utile à l'équilibre de la personne âgée.

La famille a plusieurs rôles très importants que le soignant ne peut assurer:

  • au niveau de l'affectif,
  • au niveau de l'habillage et de l'hygiène: renouvellement du linge et veiller au stock des produits d'hygiène en fonction des besoins,
  • au niveau de l'alimentation: aide à la prise d'un repas,
  • au niveau de sa santé: accompagnement de la personne à un examen extérieur,
  • au niveau de la vie sociale: la famille peut sortir son parent sortir, l'inviter à déjeuner, ou participer à une activité proposée par l'établissement.

Lors de la rédaction du projet de vie individualisé, nous devrons faire connaître plus précisément nos attentes à l'égard des familles.

  • De nombreuses rencontres résidents-familles sont proposées: Repas champêtre, repas invités, Conseil de la Vie Sociale, commission des menus, repas invités et repas à thèmes, anniversaires, ... Le constat est que peu de familles participent à ces rencontres tant attendues des résidents. Malgré tout nous devrons persévérer dans nos invitations et poursuivre notre réflexion pour augmenter leur participation à la vie de l'établissement.

•3) Informer en permanence

  • Un livret d'accueil est remis au résident lors de son entrée.
  • Avec la mise en place du projet individualisé, les rencontres entre la famille et l'équipe soignante sont privilégiées, ceci contribue à une meilleure communication.
  • Tout au long du séjour, l'infirmière ou le médecin traitant doivent informer le résident ou sa famille de l'état de santé, du traitement en cours (douleur, confort, ...), et pas uniquement suite à un diagnostic, un protocole devra être rédigé en ce sens.
  • Des enquêtes de satisfaction sont faites chaque année et présentées au C.V.S (Conseil de la Vie Sociale).
  • Une boîte à idées et réclamations pour les familles est à leur disposition dans l'entrée.
Les résultats seront présentés et discutés au conseil de la vie sociale et auprès du personnel.
  • Le conseil de la vie sociale, mis en place depuis 2005, recueille entre autre les attentes des résidents et de leur famille. Il se réunit 3 à 4 fois par an.
  • Un panneau d'affichage existe pour informer les familles et les résidents de la vie de la maison.
  • Un blog de l'E.H.P.A.D présentant les sorties et activités d'animations avec photos des personnes nous ayant donné leur autorisation, sera créé en 2009. L'adresse du site sera communiquée aux familles.

•4) Fin de vie

Beaucoup de nos résidents achèvent leur vie dans l'établissement. Nous souhaitons, pour eux et leur famille, un séjour apaisé.

Jusqu'à la fin de leur séjour, nos résidents bénéficieront de l'engagement de toute l'équipe dont la mission est de répondre aux attentes de chacun dans un climat d'écoute et de respect.

•a) Hospitalisation

L'E.H.P.A.D n'est pas un établissement sanitaire, lorsque l'état de santé d'un résident se dégrade, et si les moyens d'assistance de l'établissement pour lui apporter les soins nécessaires en toute sécurité sont insuffisants, le médecin peut prescrire un transfert vers un établissement hospitalier.

Ce transfert se fera, tant que son état le permettra, avec l'accord du résident ou celui de sa famille.

Au moment de l'admission, et plus précisément lors de la rédaction du projet de vie individualisé, une discussion aura lieu entre le résident, ses proches et l'équipe qui le prendra en charge, médecin compris, afin que les volontés du résident soient prises en compte et respectées dans l'esprit de la loi du 4 mars 2002 qui prévoit que tout usager du système de santé doit recevoir une information lui permettant de donner un consentement éclairé aux soins qui lui sont prescrits.

La loi prévoit également, pour le cas où la personne n'aurait plus la capacité d'exprimer sa volonté, le recours à une personne de confiance préalablement désignée. La loi du 22 avril 2005 prévoit en outre la possibilité de formuler des « directives anticipées » qui devront être consignées dans le dossier et respectées par les équipes médicales et soignantes dès lors qu'elles auront été formulées conformément aux prescriptions réglementaires. Ces directives sont bien sûr modifiables à tout moment.

La psychologue veillera à ce que les volontés de chaque résident soient bien précisées dans les dossiers de soins.

•b) Prise en charge de la douleur

La loi du 9 Août 2004 a crée un cadre législatif pour généraliser la prise en charge de la douleur. En E.H.P.A.D, malgré les progrès réalisés ces dernières années, force est de constater que les réponses proposées à ceux qui souffrent restent encore insuffisantes.

Si les équipes soignantes de notre établissement ont bénéficié d'une formation spécifique sur la prise en charge de la douleur des personnes âgées en 2007, la réponse que nous proposons à ceux qui souffrent ne répond pas encore aux exigences légales et éthiques qui devraient s'imposer à tous.

Pourquoi ce constat qui nous met mal à l'aise, alors que nous sommes à priori d'accord pour dire que la douleur doit être traitée chez les personnes âgées dont elle est la compagne quotidienne ? Pourquoi les demandes des équipes aux médecins traitants restent-elles parfois lettres mortes ?

Sans doute les raisons de cette insuffisance sont-elles multiples, absence de formation, résistance culturelle à la prescription d'antalgiques majeurs, mauvaise écoute de l'autre, indifférence ? ...

Malgré tout, l'équipe soignante de l'E.H.P.A.D Raby Barboteau veille à ce qu'aucun soin ne soit réalisé dans la douleur. Au moindre doute, elle n'hésite pas à en faire part au médecin traitant et si nécessaire à travailler avec l'unité mobile des soins palliatifs, afin de :

  • Mettre en place des soins quand il n'existe pas de traitement susceptible d'apporter la guérison (en accord avec le médecin traitant).
  • Procurer un confort à la personne, physique et moral, afin de mieux vivre les derniers moments de sa vie (Rôle de l'équipe soignante et des proches).
  • Mettre en place des moyens: soulager la douleur, soins de confort, soutien et écoute, accompagnement de la personne et des proches (Rôle de l'unité mobile des soins palliatifs et de l'équipe soignante et la psychologue).
  • Evaluer et répondre aux besoins de la personne.

Nous sommes conscients que du fait du nombre restreint de lits de soins palliatifs sur le secteur, nos résidents ne seront pas prioritaires pour une place dans une unité spécifique, il est donc important que l'équipe soignante soit formée aux soins palliatifs.

(Voire protocole douleur et soins palliatifs).

•c) Accompagnement des personnes en fin de vie

« Ce n'est pas mourir qui est difficile, il ne faut ni talent, ni compréhension pour mourir. Tout le monde le fait. Ce qui est difficile, c'est de vivre, de vivre jusqu'à la mort ; que la mort soit lointaine ou imminente, que ce soit vous ou quelqu'un d'autres que vous aimez qui meurt » Elisabeth. Kubler-Ross (psychiatre, professeur de médecine du comportement).

Lorsque la personne âgée entre en E.H.P.A.D, elle sait que c'est son dernier lieu de vie, un lieu qui la mènera jusqu'à sa mort. Nous redoutons tous la mort, car c'est l'inconnu, la séparation, la souffrance parfois. Dans les moments difficiles de sa vie, la personne qui le souhaite doit pouvoir bénéficier d'une présence, d'une écoute, d'une compréhension. Nous partons du principe que la mort est une affaire sociale et doit être accompagnée.

Dans notre structure il nous est difficile d'accompagner décemment les personnes qui nous quittent : manque de personnel, problème au niveau de l'organisation du travail, ...Nous trouvons toujours un prétexte.

Vraisemblablement, nous avons à faire évoluer nos pratiques et à revoir notre organisation pour que l'ensemble du travail de cet établissement ait un sens.

L'ensemble du personnel souhaite développer une réflexion autour d'une démarche d'accompagnement afin d'aider les résidents et leurs familles, afin de préserver une harmonie entre la personne âgée et son entourage, dans le respect de la vie du défunt.

Chacun doit être persuadé de la nécessité de prendre le temps de ce dernier partage.

L'équipe soignante a suivi en 2008 une formation sur l'accompagnement des personnes en fin de vie.

Cette formation nous aidera à mettre en application ce projet, et à nous organiser pour qu'une personne soit détachée afin d'accompagner la personne en fin de vie.

Cependant, il n'est pas question d'imposer à tous une démarche qu'ils ne se sentent pas la force de porter, mais de permettre à ceux qui souhaitent être des accompagnants de le faire dans de bonnes conditions.

Enfin, la psychologue de l'établissement intervient chaque fois que nécessaire, et les résidents comme leurs familles ne doivent pas hésiter à solliciter son écoute et son soutien.

(Voire charte des droits du mourant et  fiche projet accompagnement des personnes en fin de vie)

•d) Participation des familles à l'accompagnement en fin de vie

Si l'intervention de nos équipes au chevet des résidents est essentielle, elle ne saurait en aucun cas remplacer la présence familiale dès lors que celle-ci est souhaitée par le résident lui-même. Nous sommes garants du respect des volontés personnelles des personnes âgées et nous veillerons toujours à leur assurer la sérénité en évitant les visites inopportunes et en accompagnant la présence des proches quand elle est désirée.

Cette présence ne saurait être limitée par des contraintes institutionnelles ou par un quelconque règlement dès lors qu'elle a lieu dans le respect des autres résidents et du personnel. Elle peut se prolonger autant que nécessaire, sans contraintes horaires.

Nous rédigerons un protocole « accompagnement en fin de vie » afin de préciser et mettre en place ce projet.

•e) Soutien proposé aux familles

L'établissement s'engage à apporter tout son soutien aux familles qui accompagnent leur parent :

  • En leur offrant, une assistance matérielle pendant cette veille (présence, collation, mise à disposition d'un lieu de repos...).
  • En leur permettant de rencontrer les membres de l'équipe, médecin coordonnateur, psychologue, infirmière, unité mobile des soins palliatifs, afin d'évoquer leurs difficultés.

•f) Respect des volontés du résident

Nous ne devons jamais oublier que nos résidents sont les seuls à pouvoir décider pour eux-mêmes. Si les parents ont des droits, de plus en plus encadrés d'ailleurs, sur leurs enfants, les conjoints et les enfants n'en ont pas, sauf décision de justice, sur leur parent. Citoyens à part entière, c'est donc leur volonté que nous devons nous attacher à recueillir et respecter pour être en conformité avec la loi.

Dans ce cadre, il appartient à chaque résident ou à sa personne de confiance, de nous communiquer toutes dispositions prises ou à prendre en cas de nécessité.

A chaque fois que cela est possible, la psychologue cherchera à recueillir « les souhaits de fin de vie » du résident, et de connaître « la personne de confiance » choisie.

III FAIRE DE L'E.H.P.A.D UN LIEU DE VIE

L'E.H.P.A.D Raby Barboteau veut proposer à la personne âgée un lieu de vie conçu comme une réponse adéquate à ses besoins, dans un cadre agréable et confortable. Notre objectif est d'apporter une solution aux différents problèmes qui se trouvent associés au vieillissement.

•1) Etat des lieux

L'établissement a connu différentes phases de rénovation, de manière à répondre aux normes en vigueur. Une première phase d'humanisation a lieu en 1983, reconstruisant 14 chambres individuelles (avec un cabinet de toilette comprenant un WC et un lavabo), puis une deuxième phase en 1993 prévoit la reconstruction de 12 chambres dont 6 chambres à deux lits.

L'EHPAD Raby Barboteau se développe sur trois ailes et une maison principale :

  • la maison principale où seul le rez de chaussée est occupé, est composée d'une entrée, d'un secrétariat, d'un grand salon, des cuisines, de la lingerie + lieu de stockage.
  • Les cuisines ne répondent plus aux exigences des services vétérinaires.
  • La lingerie n'est plus fonctionnelle et ne respecte pas la marche en avant.
  • une aile ancienne avec neuf chambres au rez de chaussée et treize chambres à l'étage. Ces chambres sont dotées d'un lavabo, les W.C et la douche sont communs. La superficie de ces chambres est de 12 m2. Un escalier dessert les chambres de l'étage.
  • une aile datant de 1983 avec quatorze chambres au rez de chaussée, une salle de bain, et une salle à manger pour les personnes autonomes. Les chambres sont dotées d'un lavabo et de W.C.
  • une aile datant de 1993 avec douze chambres au rez de chaussée dont cinq chambres doubles, deux salons, dont un servant de salle à manger pour les personnes dépendantes, une salle de bain, le bureau médical, l'infirmerie et la pharmacie, les vestiaires du personnel. Les chambres sont dotées d'un lavabo et de W.C, certaines ont une douche.

Toutes les chambres sont équipées de système d'appel malade, relié aux bips/téléphones de l'infirmière et des aides soignantes.

Un système de détection incendie est installé pour les chambres, les locaux communs et les locaux techniques. Ce système est également relié aux bips/téléphones du personnel.

L'établissement possède une cour fermée servant de parking pour les visiteurs et le personnel, et de jardins non clos.

Aujourd'hui, l'établissement possède des locaux de services et des chambres ne répondant plus aux exigences architecturales que nous devons offrir à une population lourdement dépendante et au personnel qui l'accompagne.

Alors que les installations vieillissantes menacent le fonctionnement normal de l'établissement (lingerie désuète, cuisines et chambres hors normes), il était urgent de commencer des travaux de restructuration.

Ainsi, une troisième phase d'humanisation a commencé en 2008.

•2) Le Projet de restructuration des locaux

Compte tenu de ce que nous venons d'évoquer la première phase de notre projet architectural devra permettre de satisfaire aux exigences réglementaires en matière d'accessibilité et de sécurité des personnes.

Cette rénovation s'accompagne d'une augmentation de la capacité de 53 lits et 4 places d'accueil de jour simple, à 60 lits dont 2 lits d'hébergement temporaire.

a) Circulation et signalétique

La circulation au sein de l'établissement est problématique. Une aile comporte encore un escalier, sans ascenseur, les chambres du rez de chaussée de cette aile sont accessibles après avoir franchi une marche. Ainsi il est prévu la reconstruction de 41 chambres de plein pied, avec une salle d'eau comprenant un lavabo, un WC et une douche, avec pour certaines un accès direct sur le jardin.

Sécuriser l'entrée de l'établissement, en déplaçant l'accès de l'établissement. Un parking est reconstruit, le pôle secrétariat/accueil/direction sera déplacé en conséquence.

L'établissement, sera entouré de jardins avec des allées permettant aux résidents de se promener.

La signalétique sera revue compte tenu des nouvelles chambres, des nouveaux salons. Des repères au niveau des couleurs des murs et des circulations sont prévus : une couleur par circulation correspondant à la couleur des chambres, des panneaux seront installés à l'entrée des couloirs, une plaque de numérotation sur chaque porte avec le NOM et un dessin personnalisé.

b) Salons, salle à manger, cuisines

Création de salons de taille moyenne où les familles puissent se retrouver dans le calme pour partager un peu d'intimité.

Centraliser la salle à manger en lui donnant des dimensions permettant d'y accueillir tous les résidents et permettre une bonne circulation des fauteuils roulants et une ambiance conviviale.

Un espace sera prévu pour les « repas invités ».

Une cuisine thérapeutique/salle d'animations permettra la fabrication et le partage d'un repas en petit groupe. (Voire fiche projet « cuisine thérapeutique »).

Il est prévu une salle de repos et de repas pour le personnel assez grande au regard de l'effectif qu'elle doit accueillir au même moment et qui soit exclusivement dédiée au personnel et non qui serve à la fois de réserve, de salle d'activité et de salle de réunion.

c) Salles de soins, salle de bain

Le pôle salle de soins et cabinet médical sera sensiblement revu de manière à ce que le cabinet médical soit adapté aux consultations.

L'établissement dispose aujourd'hui de deux salles de bain communes. Une est dotée d'une baignoire sabot et d'un chariot douche, la deuxième devra être revue par les travaux actuels, de manière à faire de cet espace une salle d'eau commune le matin, et un salon de coiffure l'après-midi.

Une troisième salle de bain/balnéo sera construite pour les personnes ne pouvant plus prendre de douche dans leur salle d'eau privée ? Cet investissement est à programmer.

d) Locaux techniques

Pour la sécurité des résidents et du personnel, les locaux techniques seront fermés à clé, seules les personnes habilitées auront un accès.

Les cuisines, la lingerie, la chambre mortuaire seront reconstruites conformément à la réglementation en vigueur.

La chaufferie fuel sera transformée en chaufferie bois/gaz.

L'assainissement sera revu conformément à la réglementation en vigueur.

e) Les chambres

Les établissements accueillant des personnes âgées dépendantes sont le dernier habitat qu'elles connaîtront, et notre devoir est de leur proposer un logement conforme aux aspirations que nous aurions pour nous même et nos proches aussi en terme de confort qu'en ce qui concerne l'ergonomie des locaux et des équipements. L'E.H.P.A.D doit aussi offrir au personnel la possibilité d'effectuer les soins en respectant le droit à l'intimité des personnes accueillies.

L'objectif premier d'une réhabilitation doit être la prise en compte des attentes de la population susceptible d'être accueillie. Si les générations passées se contentaient d'espaces réduits et d'un confort modeste, les attentes ont évolué et les textes ont traduit ces nouvelles exigences en terme de normes minimales.

Chaque chambre disposera d'une prise de télévision, de téléphone et si besoin d'Internet.

Après les travaux l'EHPAD Raby Barboteau proposera des chambres de 18 à 20 m², cabinet de toilette, placard et dégagement compris. Cela permettra un aménagement plus personnalisable des chambres mais aussi une accessibilité correcte pour les personnes en fauteuil roulant et des conditions de travail moins pénibles pour le personnel.

f) Unité spécifique Alzheimer

Le nombre croissant de personnes présentant des troubles démentiels rend indispensable une réorganisation des locaux qui allie respect de la dignité, maintien de l'autonomie maximale et sécurité.

Le projet d'établissement dans sa partie projet de soins prévoit la création d'une structure interne de prise en charge des personnes présentant des troubles cognitifs afin de maintenir autant que possible par la mise en place d'activités adaptées, leurs capacités mentales et physiques. Ce projet nécessite la création d'un espace assez vaste pour permettre les déambulations et la mise en œuvre d'activités telle que la cuisine.

La restructuration ne prévoyait pas à l'origine l'aménagement d'une unité spécifique Alzheimer.

Telle qu'elle existe, la restructuration permet les locaux suivants :

  • un espace de déambulation nécessitant quelques travaux d'aménagement,
  • deux petits salons,
  • des chambres individuelles,
  • 10 chambres donnent directement dans un patio complètement fermé, Unité de 18 personnes
  • 4 chambres donnent sur le jardin de l'établissement,
  • 4 chambres avec fenêtre et pas de porte fenêtre.
  • Des passerelles entre l'Unité spécifique et l'E.H.P.A.D, lorsque les personnes, accompagnées, iront prendre leurs repas dans la salle à manger pour personnes dépendantes, lorsqu'elles iront dans la cuisine thérapeutique, ou participer aux ateliers de l'E.H.P.A.D qui leurs correspondent.
  • Une porte avec digicode et boutons poussoirs est à prévoir entre l'unité spécifique et l'E.H.P.A.D.

Par ailleurs, le contact avec l'extérieur, est un élément important dans l'accompagnement de ces personnes. C'est pourquoi le projet prévoit l'aménagement d'un jardin sensoriel qui devra être conçu pour éviter la sensation d'enfermement tout en respectant le besoin de sécurité de ces personnes que l'on dit fugueuses.

g) Le jardin

On crée un jardin avant tout pour celles et ceux qui vont s'y trouver.

L'établissement a à recréer son jardin, complètement détruit par les travaux de restructuration.

Le jardin sera constitué de plusieurs lieux :

  • d'endroits où l'on peut goûter un moment de solitude, ou d'intimité avec un parent : des bancs seront positionnés en ce sens.
  • d'espaces centrés sur des activités, à faire ou contempler (petit potager, quelques fleurs, herbes aromatiques) ;
  • d'un espace de rééducation à la marche : un espace où les kinésithérapeutes peuvent travailler par beau temps avec leurs patients, sera aménagé.
  • d'un espace de cueillette : framboisiers et noisetiers seront plantés de manière à ce que ce plaisir de cueillette soit partagé avec les résidents, les familles, ...
  • un endroit adapté pour le poulailler.
  • Un endroit jardin cadeaux pour les familles et les enfants : Fatiguées, stressées, pressées, il arrive souvent que les familles réalisent en arrivant à l'E.H.P.E.D qu'elles sont venues les mains vides.
  • un massif de fleurs à couper disposé à l'entrée permettra, de réparer l'oubli en composant un joli bouquet.
  • Dans un coin du jardin des jeux : un bac à sable par exemple  à l'attention des jeunes enfants.
  • un espace proche de la salle à manger (avec tables de jardin) permettant des goûters, voire même des piques niques  en plein air.

Le jardin est support d'activités :

  • jardin potager et parcours de l'équilibre.
  • des lavandes seront plantées pour l'activité sachets de lavande.
  • atelier mémoire : la plupart des personnes âgées ont appris, dans leur enfance, les noms des plantes.

Le jardin est un lieu de bien-être et de plaisir

Joies de voir des plantes, fleurs ou fruits, de les sentir, de les goûter, d'en prendre soin, de voir passer le temps au rythme des saisons et des végétaux, de voir les arbres, symboles de ce qui grandit et vieillit à la fois, de créer et participer à la vie du jardin.

Le jardin peut représenter des dangers :

Le plus beau jardin ne fait office que de tableau si personne n'ose y aller, par crainte de tomber, de s'y perdre, de s'y blesser.

Le jardin doit pouvoir être ouvert à tous, y compris aux personnes atteintes de maladie type Alzheimer.

Il faut tenir compte des risques liés aux :

  • allergies  (pollens...) : ne pas planter sous le vent les espèces dont les pollens s'avèrent être les plus agressifs, tout particulièrement cyprès et bouleaux.
  • chutes : Il faudra veiller à réaliser des allées parfaitement planes, en pente très douce si l'on ne peut faire autrement et dans ce cas équipées de rampes, débarrassées de tout ce qui peut faire trébucher, glisser, rouler.

La marche étant pénible, il faut imaginer les promenades comme des parcours d'envies successives, de buts à atteindre. Prévoir des escales à l'ombre desquelles se reposer avant de repartir plus loin ou de rentrer.

  • végétaux toxiques (baies, fleurs et feuilles de certaines plantes...),
  • aux errances qui pourraient conduire la personne à sortir du jardin et à se perdre à l'extérieur.

Une promenade adaptée aux malades d'Alzheimer ; jardin sensoriel

Le jardin sera accessible directement à partir de certaines chambres ou des salons, mais il sera complètement clôt vis-à-vis de l'extérieur.

L'aménagement des plantations de fleurs sera pensé de manière à créer des repères de couleurs, d'odeurs ou de formes (prévoir un lieu pour une tonnelle avec rosiers grimpants).

•3) Restauration

•a) Une restauration sur place

Comment imaginer un lieu de vie sans cuisines sur place. L'établissement est doté de sa propre cuisine ; les repas sont effectués sur place, ce qui permet d'avoir une restauration complètement adaptée aux besoins des résidents, et une réactivité au niveau des menus, des régimes, d'avoir une certaine souplesse quant - à l'organisation de repas festifs.

Tout le personnel de restauration a suivi une formation HACCP en 2005, une suite sera donnée à cette formation dès la mise en service des nouvelles cuisines en 2009.

Une réflexion sur la présentation des repas (mixé, haché ou entier) sera menée avec l'ensemble du personnel des cuisines et de service, afin d'améliorer l'appétit et la convivialité autour du repas.

•b) Une commission des menus

La préparation des repas est faite de façon traditionnelle ; elle correspond aux habitudes alimentaires des personnes âgées locales.

Les menus élaborés principalement par la cuisinière sont discutés en commission des menus, qui a pour objectif de connaître les besoins et les désirs alimentaires des personnes.

La commission des menus a lieu trois fois par an, nous projetons d'en faire une par mois, avec l'aide d'une diététicienne.

Les menus sont affichés et nous veillerons à ce qu'une alternative soit possible lorsque l'un des plats ne convient pas à un résident.

•c) Des menus adaptés

La qualité de vie des personnes âgées dépend principalement de leur état nutritionnel.

Les conséquences d'une mauvaise alimentation sont graves puisqu'elle diminue les capacités fonctionnelles, concourant aussi à la perte d'autonomie.

Aujourd'hui, la tendance des conseils alimentaires pour la personne âgée n'est plus aux régimes dans le sens strict du terme. Elle est orientée vers une alimentation équilibrée, variée et suffisante.

Nous projetons de faire intervenir une diététicienne à la vacation, ainsi les menus seront réalisés par la cuisinière, la diététicienne, une aide soignante ayant reçu une formation spécifique, et par les résidents et les familles qui le souhaitent.

•d) Salles à manger et heures des repas

La nourriture assure le carburant de l'organisme, mais en faisant le plein de calories, on fait aussi le plein d'affectivité et de relations sociales. Un repas pris seul dans sa chambre devant un mur n'aura jamais la saveur d'un repas partagé. C'est pourquoi tous les résidents (sauf exception médicale) mangent en salle à manger le midi.

Le soir, les résidents les plus fatigués et ayant besoin d'aide, mangent en chambre avec un suivi des apports hydriques et alimentaires.

Le délai maximal entre la fin du dîner et le début du petit déjeuner est de 12 à 13 heures.

  • Petit déjeuner à partir de 7 heures
  • Déjeuner à 12 heures
  • Goûter à 15H15
  • Dîner à partir de 18H30
  • Tisane à partir de 20H30 (à mettre en place dès que possible).

L'objectif de notre établissement sera de tenir compte des aspects conviviaux des repas afin d'en faire des temps forts de la journée, des moments chaleureux et gais, temps d'échange et de restauration du corps, en veillant au bien être des convives, à la qualité du service, à la créativité et l'esthétisme des plats, une formation auprès des personnels de service et de restauration est à prévoir. Nous projetons également le recrutement d'une maîtresse de maison afin d'améliorer la qualité des services hôteliers.

4) Le projet d'animation ; projet de vie sociale

Ce n'est pas parce que l'on rentre en institution que tout s'arrête, au contraire. Nous savons que pour la majorité des personnes la maison de retraite est leur dernière maison. C'est donc de notre devoir de leur assurer une fin de vie digne de leur grand âge, agréable, en leur proposant des activités non infantilisantes, valorisantes, compatibles avec les différents degrés de dépendance, et avec leur histoire de vie.

Le projet d'animation part du principe que d'avoir une bonne hygiène corporelle n'est pas une finalité en soi, mais elle est nécessaire à la vie sociale.

Il faut rappeler qu' en dehors des moments spécifiques consacrés aux soins, le temps passé auprès du résident ne doit pas être considéré comme du travail improductif, bien au contraire, il fait partie intégrante du « prendre soin ».

L'animation doit permettre de maintenir un quotidien de qualité pour tous les résidents.

a) Objectifs

L'animation est constituée d'un ensemble d'actions dont les objectifs sont les suivants :

  • Favoriser le lien social: créer ou entretenir des relations entre les personnes au travers d'activités afin de rompe l'isolement et la monotonie, d'apprendre à se découvrir, découvrir les autres et trouver des intérêts communs.

En ne voyant personne, en ne sortant jamais ou peu, la personne âgée peut s'enfermer dans un isolement qui pourrait avoir des conséquences importantes: mélancolie, dépression, voire désorientation.

  • L'isolement est souvent synonyme de journées longues, qui se ressemblent toutes, et qui, à force peuvent entraîner une certaine confusion dans les moments de la journée, et à terme une éventuelle désorientation. Il est donc important d'entourer la personne âgée, en lui donnant des repères au niveau de la journée, de la semaine.
  • Les activités proposées dans le cadre des animations peuvent faciliter les liens avec les familles.
  • Les ateliers tiennent compte des facultés de chacun, et veillent à ne pas mettre la personne âgée dans une situation d'échec. Les ateliers sont proposés en fonction de l'histoire de vie des personnes, recueillie dans le projet de vie individualisé.

Pour faciliter la relation et adapter les ateliers aux besoins de chacun, les activités s'organiseront pendant des durées de 30 à 40 minutes pour des petits groupes de 6 personnes.

  • Les animations doivent être divertissantes.
  • Maintenir une certaine activité intellectuelle et manuelle, afin de préserver un niveau d'autonomie.
  • Garder une ouverture sur la vie, ne pas avoir la sensation d'être inutile. Permettre l'expression des capacités créatives: prouver à chaque résident qu'il est encore capable de faire des choses. A travers ces réalisations la personne pourra avoir ou retrouver une image valorisante d'elle-même.
  • Susciter l'envie de participer à des activités. La vie en institution est la continuité de la vie, les activités proposées doivent être le reflet du projet de vie individuel.
  • Proposer sans jamais imposer.
  • Favoriser l'implication de l'équipe dans le projet d'animation, en cherchant à valoriser le personnel dans l'animation d'ateliers ponctuels correspondants à leurs compétences particulières.

b) L'animatrice référente

L'animatrice est coordinatrice des animations, c'est toute l'équipe qui est chargée de mettre en œuvre le projet d'animations. L'animation permet à l'équipe d'être en relation avec la personne âgée autrement qu'à travers un soin.

L'établissement dispose depuis mars 2006 d'une référente animation à temps partiel, puis depuis 2007 d'un demi poste supplémentaire. L'histoire fait que l'établissement dispose d'un poste de référente de l'animation réparti sur deux personnes. Leurs sensibilités et compétences propres leur permettent une bonne complémentarité.

Afin de favoriser l'implication de l'équipe, les animatrices chercheront à valoriser le personnel dans l'animation d'ateliers ponctuels correspondants à leurs compétences particulières.

Les animatrices sont soutenues dans leur rôle par le personnel de l'établissement (soignant, cuisine, services logistiques, administratif, ...).

L'animation peut se décliner sous forme d'activités proposées par les animatrices ou d'autres intervenantes, permettant l'animation au quotidien.

c) Contenu du programme d'animation

- un planning hebdomadaire des animations.

Une évaluation des attentes, des souhaits et des désirs des résidents a été réalisée en 2007/2008 afin de permettre à chaque résident de pouvoir s'exprimer sur ses activités de loisir, et de mettre en place des activités répondant le mieux possible à ses attentes .

A la suite de cette enquête une évaluation du potentiel de l'équipe à participer aux différentes activités d'animation a été faite.

L'équipe a été concertée afin de lister les compétences et les désirs de chacun sur les ateliers à mettre en place.

Des supports, des fiches techniques pour la réalisation des ateliers ont été constituées, les personnels ont été formés.

Analyses des résultats :

Nous avons répertorié les différentes attentes, les compétences du personnel, les moyens de l'établissement et rédigé un planning hebdomadaire d'ateliers.

Différentes activités ludiques, distractives et thérapeutiques sont proposées chaque jour de la semaine de 10H30 le matin avec la lecture du journal jusqu'à 16 heures et certains jours jusqu'à 18 heures.

Ces activités sont toutes valorisantes, utiles à tous, mises en place avec un but bien précis.

(Voir planning hebdomadaire des activités en annexes).

Propositions des différents ateliers :

LECTURE DE L'ACTUALITE

Pourquoi ?

  • pour permettre aux résidents de se repérer dans le temps.
  • de rester informé.
  • de continuer à  tenir un discours adapté aux évènements actuels.
  • de maintenir ses capacités de réflexion.
  • pour permettre les échanges avec les autres résidents.

Avec quels  moyens ?

Le journal.

Fréquence ?

Chaque matin.

Dans le lieu ?

Dans le salon aux oiseaux et à l'annexe.

Les participants ?

L'ensemble des résidents par petits groupes de 6.

Les accompagnateurs ?

Les animatrices

Bilan :

Très apprécié, permet des discussions entre les personnes, elles partagent leurs avis sur les articles qui sont lus, font des commentaires sur l'actualité, de vifs débats se mettent en place. Permet de définir les sorties à planifier et de rédiger  un récapitulatif à proposer aux résidents.

GYM DOUCE

Pourquoi ?

  • pour permettre aux résidents de maintenir leur potentiel physique compte tenue de l'avancée en âge (séance ciblée en fonction des observations ou à la demande).
  • pour mobiliser leur faculté intellectuelle de manière ludique.
  • évaluer les capacités d'écoute, de compréhension et de mémorisation.

Avec quels moyens ?

Fabrication de balles, d'altères, achat de foulards et de ballons.

Fréquence ?

Une fois par semaine le lundi.

Dans quel lieu ?

Dans le salon aux oiseaux.

Les participants ?

De 8 à 10 personnes

Les accompagnateurs ?

Le personnel soignant ayant suivi la formation gym douce et une bénévole.

Bilan de la séance :

Très apprécié et sollicité par les résidents, de plus nous avons la chance de voir intervenir une bénévole chaque lundi, sa  présence ravie l'ensemble des personnes. Notre évaluation nous a permis de noter une réelle évolution dans la mobilité,  la préhension fine et les mouvements réflexes chez de nombreux résidents.

Une réflexion est à mener afin d'adapter cet atelier aux différents degrés d'autonomie des personnes, proposer des parcours de l'équilibre à l'intérieur et dans le jardin de l'E.H.P.A.D.

Un budget complémentaire sera demandé pour la réalisation de ces parcours.

ACTIVITE MANUELLE

Pourquoi ?

  • pour maintenir un certaine dextérité
  • permettre de se sentir utile et créatif
  • partage avec les autres résidents
  • valoriser les résidents et les encourager dans la réalisation
  • permettre d'offrir ses réalisations
  • transmettre son savoir, ses talents
  • se sentir capable de venir en aide aux autres
  • redécouvrir une image positive de soi dans la possibilité de faire

Avec quels moyens ?

  • récupération de laine, tissus, perle, carton.....
  • achat de petits matériels.
  • en sollicitant les familles des résidents et le personnel.

Fréquence ?

Une  fois par semaine .

Dans quel lieu ?

Dans le salon aux oiseaux, les différentes pièces à décorer dans l'établissement.

Les participants ?

Très aléatoire en fonction de l'activité, des possibilités et des désirs de chacun.

Les accompagnateurs

L'animatrice, le personnel (organisation en petits groupes de 6 personnes)

Bilan :

Les activités manuelles doivent être adaptées, car les résidents sont très limités dans leurs mouvements et leur vision (découpage difficile, aptitude à rester concentré très limitée.....).

On peut noter une réelle satisfaction lorsque l'activité est réussie, nous évitons les réalisations très compliquées qui mettent en échec les personnes.

Le budget actuel attribué pour l'achat de petit matériel ne nous permet pas de réaliser des activités adaptées.

ESTHETIQUE

Pourquoi ?

  • apporter du confort.
  • apporter du bien être et de la détente.
  • retrouver une bonne image de soi (coquetterie, goût de plaire).
  • retrouver les sensations de son corps.

Avec quels moyens ?

  • achat de divers cosmétiques (vernis à ongle, lait de toilette, fards à joues et à paupières, rouge à lèvres).
  • installation de l'ensemble des accessoires dans le salon de coiffure endroit calme et lumineux.

Fréquence ?

Une fois par semaine

Dans quel lieu ?

Le salon de coiffure ou le salon aux oiseaux.

Les participants ?

Essentiellement les dames  pour les soins de manucure et de massage du visage.

Les accompagnateurs ?

Le personnel soignant ou l'animatrice.

Bilan :

Apprécié et sollicité par les dames qui reviennent chaque semaine avec plaisir.

JEUX DE SOCIETE

Pourquoi ?

  • maintenir et stimuler la mémoire et les capacités intellectuelles.
  • évaluer les capacités d'écoute et de compréhension.
  • permettre à la personne de se poser et de se socialiser.
  • s'ouvrir sur l'extérieur lors des sorties à la ludothèque.

Avec quels moyens ?

  • achat de divers jeux (loto, dame, carte....)
  • emprunts de jeux à la ludothèque.
  • intervention d'enfants afin de partager avec les aînés.
  • intervention des adultes handicapés retraités de La Merci à Courbillac.

Fréquence ?

Une fois par semaine.

Dans quel lieu ?

Dans le salon aux oiseaux, dans la salle à manger (loto géant), à la ludothèque.

Les participants ?

En petits groupes de 6 personnes

Les accompagnateurs ?

Le personnel soignant ou l'animatrice.

Bilan :

Appréciés par beaucoup de résidents, ces jeux  permettrent  d'échanger, de rires, d'établir une petite compétition entre les personnes (savoir qui gagnera la partie).

ATELIER MEMOIRE

Pourquoi ?

  • pour solliciter les différentes mémoires (olfactive, visuelle, gestuelle, tactile, intellectuelle, auditive).
  • pour maintenir l'orientation dans le temps et dans l'espace).
  • pour faire fonctionner la mémoire à court, moyen et long terme.

Avec quels moyens ?

  • création d'un plateau des senteurs et des saveurs.
  • fabrication d'un sac mystérieux.
  • jeux des objets cachés, parcours de mots.....
  • le pendu.
  • pochette géante mémo visuel (mémoire des couleurs, des formes, des chiffres, des lettres, des objets).

Fréquence ?

Une fois par semaine et à la demande.

Les participants ?

En petits groupes de 6 personnes

Les accompagnateurs ?

Le personnel soignant ou l'animatrice.

Bilan :

Très large participation, très apprécié par les résidents et les familles qui se prennent aux jeux, pour des éclats de rire garantis et un large succès pour les soignants.

Nous projetons de mettre en place un atelier mémoire thérapeutique, encadré par la psychologue.

PATISSERIES ET POTAGE

Pourquoi ?

  • permettre les échanges avec les autres résidents.
  • faire appel à la mémoire pour se souvenir des recettes et de la composition des plats.
  • pour maintenir la dextérité.
  • pour permettre de se sentir encore capable de créer, de faire plaisir en partageant le fruit de son travail.
  • pour collaborer avec l'équipe de cuisine au projet d'animation.
  • pour stimuler la mémoire des odeurs.

Avec quels moyens ?

  • matériel et ustensiles de cuisine de l'établissement.
  • denrées achetées en fonction des besoins.

Fréquence ?

Une fois par semaine, goûter préparé pour le lendemain.

Bilan :

Fidèle au rendez-vous, c'est avec plaisir que chaque semaine nous pouvons en collaboration avec l'équipe de cuisine mettre en place des pâtisseries, préparer des légumes et ainsi permettre aux résidents d'entretenir leur dextérité et leur mémoire. Dans un avenir proche nous aurons à aménager une cuisine thérapeutique (voire fiche projet en annexes).

CHORALE

Pourquoi ?

  • pour apporter du bien être et de la détente.
  • pour partager un moment ensemble.
  • pour redonner l'envie de s'exprimer en public.
  • pour avoir une bonne image de soi.
  • pour bien respirer.

Avec quels moyens ?

  • livre de chansons créé en fonction des souhaits et des choix des familles et des résidents.
  • CD et cassette.

Fréquence ?

Une fois par semaine.

Les participants ?

En petits groupes de 6 personnes.

Les accompagnateurs ?

Le personnel soignant ou l'animatrice.

Bilan :

Les résidents aiment chanter ou écouter chanter.

Pour voir évoluer cet atelier, apporter une meilleure qualité auditive et d'expression de chacun, nous avons pour projet d'investir dans un amplificateur micro.

Objectifs de cet investissement :

-     pour être entendu par tous

  • pour retrouver une bonne image de soi
  • une mise à l'honneur
  • pour être valoriser
  • susciter l'envie de participer
  • permettre les échanges entre les résidents
  • remobiliser les capacités d'écoute, de compréhension et de mémorisation
  • redonner l'envie de s'exprimer en public
  • passer un moment agréable avec sa famille

Actions :

  • informer les résidents
  • préparer la salle
  • installation du matériel

-     planifier le répertoire

Evaluation :

Préparation d'un questionnaire évaluatif constitué d'items.

SORTIES A L'EXTERIEUR

Pourquoi ?

  • pour garder le contact avec l'extérieur.
  • pour obliger à se déplacer, maintenir l'autonomie physique.
  • apporter du bien être et de la détente.
  • pour continuer à découvrir des choses, à apprendre.
  • pour participer aux festivités de la région et faire des rencontres.

Avec quels moyens ?

  • utilisation du véhicule de l'établissement.
  • répertoire des activités proposées en fonction des saisons.

Fréquence ?

Une fois par semaine, plus si occasion particulière.

Lors de l'enquête des souhaits et des attentes des résidents réalisée par les animatrices référentes, il en ressort que les sorties à l'extérieur sont des moments forts pour les résidents (54% d'entre eux).

Ainsi nous projetons de réaliser des sorties plus éloignées que nous appellerons « voyages » :

Quatre voyages par an :

Pour 2009

  • visite du zoo la palmyre à Royan
  • visite de l'aquarium à  La Rochelle
  • visite de la vallée des singes à  Chizée
  • spectacle valses de vienne à  Angoulême

Les sorties pour 2010, 2011, 2012, 2013  restent à  déterminer.

Objectifs :

  • Développer la vie sociale, en favorisant le lien social avec l'extérieur
  • Garder un rôle social
  • Découvrir ou redécouvrir les structures de proximité
  • Favoriser les échanges entre les personnes ainsi que les échanges inter -générations
  • Socialiser
  • Garder une ouverture sur la vie
  • Pour maintenir et solliciter les déplacements

Actions :

  • informer les résidents
  • réserver le véhicule
  • réserver le restaurant
  • commander les entrées
  • préparer les résidents

 

Evaluation :

Préparation d'un questionnaire évaluatif constituer d'items.

ATELIER VIDEO

Pourquoi ?

  • se souvenir des acteurs d'antan.
  • passer un moment agréable avec le groupe.
  • discuter et faire ressortir des émotions.
  • se divertir.

Avec quels moyens ?

  • un poste de télévision
  • un DVD
  • -

Les résidents sont très intéressés pour aller au « cinéma », cependant ils nous font comprendre qu'ils ne voient pas bien car l'écran est trop petit et n'entendent pas bien.

Nous projetons d'investir dans un système de projection de films avec enceintes et vidéo projecteur :

Objectifs :

  • détente, bien être
  • permettre aux personne de se poser
  • partager un moment ensemble
  • pour se remémorer de bons moments (séance de films, rétrospectif de photos suite aux sorties, documentaires....)
  • se souvenir des acteurs d'antan
  • se divertir
  • se cultiver, entretenir sa culture générale
  • pour discuter et faire ressortir des émotions

 

Actions :

  • informer les résidents
  • préparer la salle
  • installer le matériel
  • planifier un répertoire diversifié

Evaluation :

Préparation d'un questionnaire évaluatif constitué d'items

Ce matériel nous permettra également de réaliser des séances de projections de photos des sorties réalisées à l'extérieur, diffuser des reportages animaliers, ...

LES ANNIVERSAIRES

Pourquoi ?

  • pour permettre à la personne de se mettre en avant, c'est un moment qui lui est particulièrement consacré.
  • pour permettre à la famille de participer.
  • pour permettre les échanges inter génération.
  • pour passer un moment festif.

Avec quels moyens ?

  • préparation de gâteaux par la cuisine.
  • achat de cadeaux par la direction.
  • fabrication de cartes et de cadeaux.

Les participants :

Un grand nombre de résidents, les adultes handicapés retraités de La Merci,  les personnes de la famille d'accueil de Segonzac, les parents, les amis, les paroissiens, les bénévoles et le personnel.

Fréquence ?

Tous les derniers jeudis de chaque mois.

Dans quel lieu ?

Dans la salle à manger principale de l'établissement.

Accompagnateurs ?

Le personnel et des bénévoles.

Bilan :

Moments récréatifs très appréciés, distrayants avec partage d'un gâteau, chants, distribution de cadeaux, échange de souvenirs et divers vécus.

LES INTERVENANTS EXTERIEURS

Des chorales, musiciens, artistes extérieurs : sont sollicités le plus souvent bénévolement dans le cadre des animations musicales.

Jusqu'à présent, nous faisions appel à des prestataires extérieurs deux fois par an ; lors du repas champêtre avec les familles et lors du goûter de Noël. Ces interventions sont très appréciées par les résidents qui en souhaiteraient voir d'avantage. C'est pourquoi nous projetons de faire intervenir un prestataire quatre fois par an.

Pour 2009

  • Spectacle de clowns
  • Chanteurs- musiciens
  • Groupe de danseurs
  • Chorale

Les intervenants pour 2010, 2011, 2012, 2013  restent à déterminer.

Objectifs :

  • pour passer un moment festif avec les familles
  • redonner du lien que le grand âge et la dépendance a fait disparaître
  • faire en sorte de rester incérer malgré l'impossibilité de sortir
  • faire émerger des émotions, l'étincelle de vie

Actions :

  • informer les résidents
  • mobiliser le personnel
  • préparer la réception
  • planifier l'intervention des artistes
  • installer les résidents

 

Evaluation :

Préparation d'un questionnaire évaluatif constitué d'items

Ces propositions peuvent varier en fonction des saisons ou des demandes et des attentes des résidents, motivations de venir ou non aux ateliers.

Chaque fois que possible un temps de parole sera donné après une activité afin de recueillir l'appréciation des participants.

Pot d'accueil : Un temps d'accueil et de présentation des nouveaux arrivants est à organiser.

La bibliothèque : est à la disposition des résidents et doit être réorganisée.

Repas champêtre et portes ouvertes : Une fois par an, au cours d'un repas champêtre de l'été sont organisées des portes ouvertes. Enfants, petits enfants, arrières petits enfants, amis des résidents, membres du conseil d'administration de l'association, membres du conseil municipal, intervenants libéraux et personnel de l'établissement sont invités à y participer.

Rencontres inter et intra générations : Le partage des savoirs à travers des échanges intergénérationnels.

  • Des échanges avec des familles d'accueil pour personnes âgées des environs sont organisés.
  • La présence d'écoles, doit être de notre point de vue, un élément important de réflexion pour la mise en place d'une politique de rencontres inter âges.
  • Les jeunes de l'aumônerie ont l'habitude d'intervenir pour les grandes fêtes de l'année.
  • Les jeunes du lycée professionnel interviennent afin de proposer des activités manuelles.
  • Les sorties à la ludothèque, lieu de rencontre intergénérationnelle.
  • Les enfants et petits enfants des résidents et du personnel sont invités tous les ans à faire la déco de la maison pour les fêtes de fin d'année.

Intégration de bénévoles au sein du projet d'animation : L'établissement a une volonté forte de développer le bénévolat. Cette fonction nécessite des compétences.

Les bénévoles doivent avoir des aptitudes d'écoute, être discrets, respecter le secret professionnel et chaque religion, être chaleureux, adopter la juste distance, ne pas mélanger les rôles soignants / bénévoles, et enfin respecter la confidentialité. Ceci sera régi par notre charte des bénévoles.

Actuellement les bénévoles interviennent de différentes façons :

  • Une prière est organisée tous les jeudis par des bénévoles, une messe est dite tous les premiers jeudis de chaque mois.
  • Des chorales ou musiciens viennent se produire gratuitement.
  • Une bénévole formée anime l'atelier gym douce.
  • Des familles proposent certains ateliers manuels.

Afin d'organiser le bénévolat au sein de l'établissement, une association de bénévoles sera créée. Celle-ci aura pour mission :

  • La recherche de financements pour la mise en place d'ateliers ponctuels, et gestion de ces financements.
  • La gestion des ventes réalisées lors des différents marchés au sein de l'établissement,
  • La participation aux ateliers hebdomadaires des animations,
  • La participation à la vie de l'établissement,
  • Le recrutement des nouveaux bénévoles.

d) Activités proposées aux personnes très dépendantes

Atelier 5 sens

Aujourd'hui, le vieillissement de la population induit un nombre croissant de personnes âgées souffrant de troubles de la mémoire, de désorientation dans le temps ou dans l'espace, voire de démence. Il faut savoir prendre en compte la dignité et le confort de la personne âgée dite démente.

Actuellement, un des salons est aménagé avec des couleurs apaisantes, d'un diffuseur d'odeurs, d'un lecteur de CD, de livres de comtes et de crèmes de relaxation/massages.

Cet aménagement, type espace Snoezelen, permet en stimulant les cinq sens de la personne âgée désorientée, de la placer dans une situation de bien-être propice à la communication. Le Snoezelen, c'est la relaxation et le développement de la perception sensorielle par la musique, le jeu de lumières, les vibrations et les sensations tactiles / olfactives. Personne n'est insensible au parfum d'une rose, au coucher du soleil, au vent sur le visage, au chant des oiseaux, etc.

Cet espace permet de réaliser les ateliers suivants :

  • aromathérapie,
  • musicothérapie,
  • relaxation,
  • lecture de comtes.

Les personnes concernées sont installées trente minutes l'après midi dans ce salon. Le matériel est volontairement mis à disposition pour les familles souhaitant mettre en place une activité, lire un comte, ...

Avant la fin des travaux de restructuration, nous devront réfléchir sur le nouvel emplacement de cet espace.

Promenade dans le jardin

Chaque fois que le temps le permet, une promenade peut être proposée.

e) Activité proposées aux personnes atteintes de maladie d'Alzheimer ou maladies apparentées

Ces personnes pourront participer aux ateliers hebdomadaires présentés ci-dessus, en fonction du niveau d'avancement de la maladie, en cherchant toujours à ne pas mettre la personne en échec.

Un atelier mémoire thérapeutique sera mis en place par la psychologue.

Un atelier de cuisine thérapeutique sera à organiser spécialement pour eux.

Atelier 5 sens : ils pourront participer à cet atelier en fonction de leur niveau de dépendance.

  • 5) Le projet social: accompagner les accompagnants

Les conditions requises pour la réussite du projet d'établissement sont les suivantes :

  • L'adaptation des effectifs à la charge de travail.
  • Impliquer, faire participer, motiver le personnel.
  • Favoriser le travail en équipe.
  • Une bonne organisation du travail et un bon outil de travail.
  • Un soutien psychologique du personnel.

a) Le personnel de l'établissement, les effectifs actuels :

L'effectif budgétaire autorisé est de 29,97 ETP en 2008 et se décompose comme suit :

Une directrice à temps plein

Ses missions sont nombreuses et concernent à la fois des dimensions liées à la gestion de l'établissement, mais également diverses missions d'encadrement, d'animation d'équipe, d'accueil et de relation avec les résidents et leur famille.

La direction est le garant de l'éthique propre au travail réalisé dans l'établissement.

L'impulsion des projets se fait en collaboration avec l'ensemble du personnel.

(Voire fiche de poste en annexes)

Un  secrétaire comptable à temps plein

Il est étroitement associé aux démarches d'admission et à la qualité de l'accueil. Il contribue à la circulation de l'information.

Il est dépositaire du règlement de fonctionnement et de tous les documents officiels concernant le fonctionnement de l'établissement et de la réglementation qui lui est applicable.

(Voire fiche de poste en annexes)

1,8 ETP (Equivalent Temps Plein) d'infirmières (dont une libérale à la vacation 0,3 ETP)

La fonction d'infirmière comprend l'analyse, l'organisation et l'évaluation des soins infirmiers et leur dispensation, soit sur prescription médicale, soit dans le cadre du rôle propre infirmier.

Elle comprend en outre différentes actions concernant la formation, l'encadrement et la prévention en matière de santé et d'hygiène, ainsi que l'application et la promotion des mesures contre l'infection et la contagion (voire fiche de poste et décret n°2002-194 du 11 février 2002 relatif aux actes professionnels et à l'exercice de la profession d'infirmier).

Elle peut déléguer certaines de ses missions aux aides soignantes, elle exerce une fonction d'autorité. Elle  doit envisager son rôle d'une manière spécifique, dans la mesure où l'établissement n'est pas centré sur la délivrance exclusive de soins. Son travail repose sur les dimensions propres au suivi et au maintien de l'autonomie, le plus longtemps possible pour la personne âgée.

(Voire fiche de poste en annexes)

0,5 ETP de psychologue

La psychologue conçoit et met en œuvre, au travers d'une démarche professionnelle propre, des méthodes spécifiques d'analyse, d'évaluation, de démarche clinique, de soins psychologiques, de conseil et de prévention, en collaboration avec l'équipe médicale et soignante.

(Voire fiche de poste en annexes)

Une animatrice à temps plein (répartie sur deux personnes)

L'animatrice est coordinatrice des animations. Elle met en œuvre le projet d'animations avec l'équipe pluridisciplinaire. (Voire fiches de postes en annexes)

9,3 ETP aides soignantes et aides médico psychologiques

Elles collaborent  à la distribution des soins infirmiers dans les conditions définies par le décret n°2002-194 du 11 février 2002 relatif aux actes professionnels et à l'exercice de la profession d'infirmier et relatif au décret n°89.241 du 18 avril 1989 portant statuts particuliers des aides soignants, des agents de services de la fonction publique hospitalière.

Elles ont une fonction d'accompagnement dans les actes de la vie quotidienne, y compris dans les actes de la vie sociale (animation).

Elles sont responsables du bien-être physique et psychologique des résidents. A ce titre elles participent au maintien de l'environnement proche et du matériel utilisé par la personne âgée.

(Voire fiches de postes en annexes)

10,5 ETP d'agents de service

Ils sont chargés de l'entretien, de l'hygiène des locaux et participent aux taches permettant d'assurer le confort des personnes.

Les contraintes de l'organisation font qu'ils sont parfois amenés à assister les aides soignantes dans leur fonction.

La VAE accorde la possibilité aux agents d'accéder au diplôme d'aide soignant, reconnaissant ainsi qu'ils ne sont pas éloignés des soins.

Les agents de nuit, en collaboration avec les aides soignants, assurent les couchers des résidents, les réponses aux sonnettes et les rondes de nuit.

Ils assurent la prise en charge du linge et des vêtements de la personne âgée, et contribue donc au maintien de son image et à sa représentation.

(Voire fiches de postes en annexes)

3,25 ETP de personnel des cuisines

Il joue un rôle primordial afin de répondre aux besoins des résidents lors du temps des repas.

La qualité de la fin de vie, le maintien de l'autonomie passe par des apports nutritionnels suffisants en qualité et en quantité.

Ce personnel doit développer une compétence spécifique qui dépasse l'idée que l'on se fait de la restauration collective.

(Voire fiches de postes en annexes)

Un agent d'entretien à temps plein

Il occupe une place importante dans la mesure où il contribue à l'amélioration du cadre de vie des résidents. Il permet l'installation de la personne âgée dans une chambre préparée et fonctionnelle (rénovation, aménagements divers, petites réparations, ...). Il contribue à créer un environnement accueillant et convivial (aménagement des espaces verts, ...).

Il contribue à la sécurité des installations et en est le responsable.

Sa capacité d'intervenir en cas d'urgence est l'un des facteurs de qualité de la vie des résidents et de leur sécurité.

(Voire fiche de poste en annexes)

0,22 ETP de médecin coordonnateur

En ce qui concerne le personnel médical, la mission du médecin coordonnateur ne peut être valablement assurée que si sa présence dans l'établissement est suffisante pour en faire un acteur incontournable.

(Voire fiche de poste en annexes)

A ces chiffres il convient de préciser que du fait de la charge de travail nous avons été dans l'obligation de faire passer l'infirmière référente à temps plein en 2008, de recruter du personnel infirmier et aide soignant intérimaire supplémentaire sur 2007/2008. Jusqu'à présent ces personnels ont été rémunérés grâce aux crédits non utilisés du poste de Directeur, et du personnel extérieur hébergement.

En fonction des objectifs définis dans le projet d'établissement, et pour pouvoir garantir la sécurité des personnes prises en charge et ce à tout moment, une évolution des effectifs est indispensable. Aujourd'hui, pour un GMP de 720 avec une majorité de résidents classés en GIR 1 et 2, le taux global d'encadrement est de 0,56, mais il descend à 0,21 si l'on ne retient que le personnel de soins (IDE, AS, AMP). Dans ces conditions, ni la qualité, ni la sécurité des soins ne peuvent être garantis en permanence. Un programme d'évolution des effectifs est donc indispensable.

Le personnel de l'établissement assume un rôle qui dépasse les seules fonctions de soin, d'animation, d'alimentation, d'entretien et d'hygiène des locaux. En effet par une présence quotidienne et prolongée auprès des résidents, il entretient des liens sociaux indispensables.

b) Impliquer, faire participer, motiver le personnel

Différents outils contribuent à l'implication du personnel :

- La formation « humanitude », en améliorant la qualité du "prendre soin" aide à faire du bien aux personnes âgées, et soutient aussi ceux qui prennent soin. Des moments d'émotion, de tendresse, de plaisir, de complicité, se créent et font grandir les personnels soignants.

Un premier groupe a été formé en janvier 2008 et un autre en novembre 2008. Seul le personnel des cuisines, l'homme d'entretien et le secrétaire restent à être formés. Il est également envisagé la formation d'une personne ressource en humanitude.

- L'établissement vient de rentrer dans une démarche de GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences).

C'est une démarche d'anticipation visant à faire évoluer les organisations avec leurs acteurs, de manière à organiser une adéquation entre les besoins futurs d'une structure et ses ressources humaines.

Se préparer au changement ; anticiper les besoins en matière de ressources humaines, est un impératif dans le secteur médico social en pleine transformation : les métiers évoluent, les structures se réorganisent, il faut préparer les départs à la retraite, adapter les qualifications du personnel aux modes de prise en charges à venir...

Que sera l'EHPAD Raby Barboteau dans les années à venir ? Y aura-t-il une unité spécifique Alzheimer ou un service de soins et d'aide à domicile ?

Cette démarche de GPEC nous aidera à répondre aux besoins de demain.

Enfin, pour favoriser la motivation du personnel, il faut s'assurer que chaque salarié est à la bonne place, la GPEC permet de le vérifier.

- La démarche projet implique la participation de tous les acteurs : l'autoévaluation ANGELIQUE  à partir de laquelle ont été écrits les différents projets a été réalisée en équipe pluridisciplinaire. Des groupes de réflexion sur les protocoles, ou sur des thèmes clairement identifiés ont été mis en place. Une personne ressource qualité a été formée, avec elle, nous devrons poursuivre la rédaction de notre référentiel propre, afin d'être prêt lors de l'obligation de l'évaluation externe.

c) Favoriser le travail en équipe

1.1 Favoriser une meilleure connaissance des différents acteurs

L'amélioration des connaissances des différents acteurs se fera par :

  • L'accueil des personnels et des stagiaires au sein des services avec la mise en place d'une procédure spécifique intégrant:
  • La notion de tutorat: le tuteur prendra en charge le nouvel arrivant en lui présentant les membres de l'équipe et les résidents. Une salariée a suivi une formation à ce sujet en novembre 2008.
  • Des fiches de poste et de tâches précises: ainsi toutes les missions sont connues pour chaque fonction. Du fait de la révision de notre organisation du travail suite à la formation «humanitude», nous aurons à revoir ces fiches.
  • Les groupes d'échanges: Il est important pour le personnel qui intervient dans la prise en soins des personnes âgées de pouvoir s'exprimer sur des situations vécues. Ces personnes peuvent parler de leurs expériences douloureuses ou gratifiantes. Les échanges permettent d'apaiser l'anxiété ou l'angoisse ressentie qui conduisent à l'épuisement des équipes. Cet objectif est confié à la psychologue de l'établissement qui doit les organiser à court terme.

1.2 Coordonner tous les acteurs de l'équipe pluridisciplinaire

  • Faire participer tous les acteurs de l'équipe aux transmissions quotidiennes du matin, afin d'évaluer avec l'équipe les soins donnés et à donner, l'état de santé de la personne, et de lui apporter une réponse adaptée et personnalisée.
  • Deux réunions annuelles avec l'ensemble du personnel et plus si besoin.
  • Une réunion mensuelle avec l'équipe de nuit.
  • Deux réunions de synthèse le mardi après midi avec le médecin coordonnateur, la directrice, la psychologue, l'infirmière et l'équipe présente, à mettre en place.Les réunions sur la démarche qualité, coordonnées par la référente qualité.
  • Les réunions mensuelles avec les délégués du personnel et la direction.

1.3 Développer les compétences

Le manque de mobilité dans les établissements comme le nôtre peut provoquer un essoufflement. Outre une usure psychologique, on peut noter la nécessité d'une bonne condition physique. Notre souhait est que le travail soit effectué par un personnel motivé et formé.

Développer les compétences du personnel face aux problèmes rencontrés semble la solution adéquate.

Deux objectifs sont prioritaires :

  • Cibler le recrutement

La mise en place et l'utilisation des fiches de fonction et de tâches permettra à chaque catégorie de personnel de mieux cibler leur rôle. Ceci doit également favoriser un meilleur recrutement.

La finalité reste essentiellement la motivation et la compétence au service des résidents.

  • Privilégier un plan de formation spécifique, qui doit permettre:
  • La promotion professionnelle du personnel.
  • L'accès des agents non qualifiés à des formations diplômantes en fonction des besoins évalués pour les années à venir.
  • L'adaptation du personnel aux missions nouvelles qui lui sont confiées.
  • La naissance d'une véritable culture gérontologique commune à toute l'équipe.

A partir des motivations et des souhaits individuels, recueillis lors de l'entretien annuel d'évaluation mis en place depuis 2006, à partir des demandent exprimées à travers les délégués du personnel, et en lien avec les objectifs du projet d'établissement, des actions de formations sont proposées dans le cadre d'un plan pluriannuel de formation.

Les actions de formations sont en partie financées par les cotisations UNIFAF dans le cadre du budget minimal que l'établissement doit consacrer à la formation.

Le plan pluriannuel propose essentiellement des formations de groupe afin de créer une culture d'équipe efficace qui provoque des effets mesurables et durables sur la qualité du service rendu.

Afin d'optimiser notre budget de formations et de faciliter les remplacements pendant les formations nous envisageons de faire des formations inter établissements.

Les formations pour les 5 ans à venir concernent :

Rappels de formation aux gestes de survie.

Former le personnel sur l'entretien du linge.

Former le personnel des cuisines sur le "paquet hygiène"

Formation concernant le service en salle à manger et la créativité et l'esthétisme des plats.

Poursuivre la formation « humanitude » auprès du personnel des cuisines, l'homme d'entretien et le secrétaire.

Former une personne ressource en « humanitude ».

Former l'équipe aux soins palliatifs.

Former le personnel aux transmissions ciblées.

Former le personnel à la prise en soins des personnes atteintes de maladie d'Alzheimer, dans l'éventualité de la création d'une unité spécifique.

Formation complémentaire d'accompagnement en fin de vie pour les soignants accompagnateurs.

Des formations diplômantes nous paraissent également indispensables. Elles dépendront des postes à créer dans les cinq ans à venir.

d) Une bonne organisation et un bon outil de travail

A compter de 2010, l'établissement sera équipé de chambres de plein pied, aux normes en vigueur. L'équipe disposera d'un très bon outil, nécessitant une réorganisation du travail.

Cette organisation sera faite en tenant compte des besoins des personnes, pour y répondre au mieux et en rationalisant les autres tâches pour ne leur consacrer que le temps strictement nécessaire.

Des gains de productivité sont encore possibles, il est demandé l'acquisition de petits chariots pour les soins de confort effectués par les aides soignantes. Ceci permettra d'éviter les allers et venus entre le gros chariot de soins et la chambre du résident.

Des efforts ont été faits en 2004/2005 pour doter les agents de chariot de ménage qui réunissent sur le même support tout ce dont les agents ont besoin pour s'acquitter de leur mission et éviter les manipulations et déplacements inutiles. L'acquisition d'un nouveau chariot est à envisager dans le plan pluriannuel des investissements.

De plus l'acquisition en 2008 d'une auto laveuse permet un entretien des circulations plus efficace.

Dans la restructuration, les nouvelles chambres seront toutes dotées de douches, avec pour certaines des fauteuils de douche. L'établissement bénéficiera aussi d'une troisième salle de bain commune, qu'il faudra équiper d'une baignoire sabot ou d'un chariot douche.

Les cuisines et la blanchisserie sont entièrement reconstruites, ce qui permet un outil de travail adapté, et diminue les risques liés à l'hygiène.

Le pôle soins, doté d'un bureau médical devra investir dans un fauteuil de consultation polyvalent dans la mesure où il servira aussi bien aux consultations des médecins traitants qu'aux bilans bucco dentaires des chirurgiens dentistes.

Des investissements sont à prévoir au niveau de l'aménagement de la cuisine thérapeutique, et des différents salons.

e) Le soutien psychologique de l'équipe

Le travail auprès des personnes âgées, présentant des affections chroniques, des situations palliatives et des troubles cognitifs, entraîne une pénibilité du travail d'une part.

D'autre part, le personnel soignant, formé pour soigner et donc pour guérir, doit revoir sa mission en gériatrie qui est de prendre soin et d'accompagner, ... jusqu'à la mort.

Par ailleurs, Le manque de temps et de moyen qui conduit à fournir une prise en charge non satisfaisante accentue le sentiment d'échec et renforce encore le malaise. On entre alors dans un cercle vicieux dont la presse parfois nous renvoie une image effroyable et culpabilisante à travers les scandales mis à jour dans certains établissements. Aujourd'hui c'est eux, et demain ? C'est la question que doit se poser en permanence tout professionnel.

La population accueillie est difficile à prendre en soins, son image est négative quoiqu'on y fasse (Inconsciemment nous nous projetons dans cette vieillesse que nous voulons repousser).

Il n'y a que la parole pour évacuer la souffrance des soignants et pour éviter des comportements maltraitants ou d'absentéisme.

Une fois par mois, depuis l'arrivée d'une psychologue en 2007, les membres du personnel qui le souhaitent peuvent participer à un groupe d'échanges. Cependant, nous constatons une faible participation du personnel à ces échanges. Nous aurons donc à repenser ces réunions avec la psychologue, ou bien nous proposerons l'animation de ces réunions d'échanges à un psychologue extérieur à l'établissement.

Enfin, le personnel peut également trouver un soutien psychologique auprès de l'Unité Mobile des Soins Palliatifs, lorsqu'un résident est en fin de vie.

CONCLUSION

Ce travail a été élaboré à partir du vécu personnel de chaque membre de l'équipe. Nous avons abordé ce projet à partir de ce que nous faisons déjà, et nous avons essayé d'écrire ce vers quoi nous voulons aller, dans le but d'améliorer la qualité des services fournis à chaque résident, ce dernier devant être considéré individuellement dans sa globalité.

B) PROJET DE SOINS

Ce projet a été élaboré et mis en œuvre par l'équipe pluridisciplinaire (médecin coordonnateur, infirmières, psychologue, aides soignantes, aides médico psychologiques, agents de soins et direction).

Il s'appuie sur les besoins identifiés au niveau de l'autoévaluation faite à partir de la grille ANGELIQUE.

Il ne pourra être correctement réalisé que si les besoins supplémentaires en personnel de soin seront acceptés.

Ce projet n'est pas figé et évoluera en fonction des nouveaux besoins des résidents, et des moyens qui nous seront donnés.

Ce projet a pour objectif de prendre soin de la personne âgée dans sa globalité, quelque soit son niveau de dépendance, de l'accompagner tous les jours en tenant compte de ses besoins en matière de qualité de vie, de bien-être et de santé.

Cela s'appuiera sur l'équipe soignante, hôtelière, sur les familles, sur les intervenants extérieurs (médicaux et non médicaux). Le but est de donner un sens à la vie des personnes âgées, tout en respectant leur rythme et leur autonomie.

I LA PREVENTION

Afin de maintenir l'autonomie restante des personnes âgées en institution, nous devons mettre en place un programme de prévention à différents niveaux.

•1) Prévention bucco dentaire

Dans le cadre du projet de vie individualisé des résidents, depuis 2008, il leur est proposé un bilan bucco-dentaire gratuit. Deux chirurgiens dentistes interviennent dans la structure pour effectuer ces bilans.

L'intérêt est d'optimiser l'hygiène bucco-dentaire, la mastication et la nutrition, fonctions assez souvent déficientes avec l'âge et pourtant primordiales.

Un protocole d'hygiène bucco dentaire sera mis en place à la suite de ces bilans.

(Voire protocole d'hygiène bucco dentaire).

•2) Prévention sensorielle

Les aides oculaires ou auditives sont souvent négligées par les personnes âgées dépendantes, alors qu'elles sont essentielles au maintien de la vie relationnelle.

Pour prévenir ces troubles, ces aides figurent au dossier de soins et feront l'objet d'évaluations régulières (protocole à rédiger).

•3) Prévention des troubles nutritionnels

L'établissement a pour projet de faire intervenir une diététicienne à la vacation afin de vérifier l'équilibre alimentaire des menus, et de nous aider à appliquer les régimes sur prescription médicale.

Ces régimes seront codifiés par des protocoles réalisés par la diététicienne.

Les résidents sont pesés une fois par mois, et une fiche d'alimentation est mise en place si besoin.

(Voire protocole « dénutrition »)

•4) Prévention des escarres et de la régression locomotrice

L'équipe veille à la mobilité des résidents, par des projets spécifiques de stimulation. Chacun des projets sera inscrit dans le projet de vie individualisé du résident.

Chaque fois que nécessaire, l'établissement met en place le matériel le plus adapté à la prévention des escarres. (Voire protocole prévention des escarres).

L'équipe soignante et les kinésithérapeutes travaillent en étroite collaboration afin de redonner à certains résidents une autonomie au niveau de la locomotion.

La kinésithérapie qui prend en charge la partie malade  ou déficitaire de l'individu. L'ergothérapie en parallèle prend  en charge la partie valide, en soutien des fonctions déficitaires.

Après avoir examiné la personne, l'ergothérapeute propose les solutions techniques nécessaires : aménagement du mobilier, communication, habillage, hygiène...

L'ergothérapie sollicite les fonctions déficitaires et les capacités résiduelles des personnes âgées traitées pour leur permettre de maintenir, récupérer ou acquérir la meilleure autonomie individuelle possible.

Cette double  prise en charge hautement complémentaire optimiserait de façon inespérée la réhabilitation des fonctions globales de nos personnes âgées, c'est pourquoi nous espérons pouvoir recruter un ergothérapeute dans les années à venir.

•5) Prévention des anomalies d'élimination urinaire et fécale

Toutes les actions susceptibles de favoriser la continence sont mises en œuvre dès l'entrée du résident. Un protocole est mis en place pour chaque personne, évitant autant que possible les protections, et sinon les protections sont adaptées au degré d'incontinence de la personne.

•6) Prévention des chutes

(Voire protocole de prévention des chutes.)

Les chutes ont souvent pour conséquences une augmentation de la dépendance.

Beaucoup de barrières de lits sont mises la nuit, à la demande ou non des résidents. Même si ces contentions sont installées pour prévenir des chutes, ne sont-elles pas un frein au maintien de l'autonomie locomotrice du résident, et une atteinte à sa liberté et à sa dignité ?

Les contentions sont évaluées en équipe, et répondent à un justificatif médical et à une prescription.

L'équipe aura à revoir toutes les contentions par barrières de lit.

•7) Prévention de la douleur

L'établissement est à l'écoute de la souffrance physique et morale des résidents :

  • les aides soignants et infirmières ont reçu une formation sur la douleur, depuis un protocole a été rédigé et mis en place.
  • L'établissement a passé une convention avec l'Unité Mobile de Soins Palliatifs. Cette unité intervient à la demande de l'équipe et du médecin traitant, en accord avec le résident ou sa personne de confiance dans les locaux de l'établissement. Elle peut également apporter une aide aux familles qui le souhaitent.
  • Concernant les souffrances psychologiques, la psychologue de l'établissement assure un suivi psychologique des résidents. Ses actions sont complétées par les interventions de l'infirmière du Centre médico psychologique de Cognac avec qui l'établissement a passé une convention.

•8) Prévention vaccinale et nosocomiale

La vaccination contre la grippe, le tétanos et le pneumocoque sera suivie via une fiche de suivi des vaccinations à mettre en place dans le dossier de soins.

  • La vaccination antigrippale, gratuite pour la plupart des résidents, est effectuée tous les ans au mois de novembre.
  • Le vaccin antitétanique.
  • Le vaccin contre le pneumocoque se fait tous les cinq ans, sur prescription du médecin.

Lorsqu'un résident est atteint d'une maladie contagieuse, il reste isolé dans sa chambre tout le temps où le risque de contamination existe.

Les protocoles d'hygiène adaptés au risque de transmission infectieuse sont à formaliser.

•9) Prévention de la maltraitance

Pour les soignants, la maltraitance doit être considérée comme un risque permanent. Le contact quotidien avec des personnes vulnérables, dans des situations difficiles, expose tous les acteurs des institutions gériatriques aux dérapages.

Nier le risque de maltraitance dans nos institutions est une grave erreur.

Côtoyer chaque jour le grand âge, la démence, la souffrance et la mort nous expose particulièrement aux mauvaises réactions. Nous avons donc un devoir de vigilance pour garantir le respect des principes d'humanité que nous avons fait nôtres, mais qui sont parfois trop difficiles à tenir quand il faut faire avec le manque de moyens, la fatigue et l'indifférence de la société.

A partir de ces réflexions et pour protéger aussi bien nos résidents que nous même, une salariée suivra une formation pour être personne ressource bientraitance au sein de notre structure.

La psychologue a animé plusieurs réunions avec l'équipe pluridisciplinaire sur ce thème.

De plus, l'ensemble de l'équipe a bénéficié d'une formation humanitude, qui aidera l'équipe à travailler sur le protocole bientraitance.

Les thèmes suivants seront abordés :

  1. Quelles règles pour le vouvoiement et le tutoiement
  2. Quelles règles pour favoriser les liens sociaux
  3. Quelles règles sur la participation aux animations
  4. Quelles règles sur les « avances sexuelles » ou les « gestes déplacés »
  5. Quelles règles pour l'accueil et l'intégration
  6. Quelles règles pour les objets « perdus » ou « volés »
  7. Quelles règles pour annoncer les « mauvaises nouvelles »
  8. Quelles règles pour impliquer les familles
  9. Quelles règles doivent connaître les équipes, les résident(e)s et les familles sur les « refus de soins »
  10. Comment maintenir l'autonomie psychologique des résidents ou patients
  11. Comment parler des sujets difficiles (la vieillesse, la mort, la maladie d'Alzheimer, la vie en maison de retraite,...)
  12. Comment « remercier » ou « féliciter » les résidents
  13. Comment aider un résident à surmonter son anxiété
  14. Quelles règles doivent connaître les familles pour la bonne intégration d'un parent
  15. Quelles règles pour atténuer les conflits
  16. Quelles règles pour se protéger en équipe et rester « zen »

Parallèlement l'équipe travaillera sur un recueil des actes maltraitants.

A partir de ces outils, nous mettrons en place des systèmes d'alerte au sein des équipes pour repérer les situations à risque et les comportements limites avant qu'ils ne deviennent maltraitants. Chacun sera la conscience de l'autre.

•10) Prévention du risque iatrogène

(Voire protocole Prévention du risque iatrogène en annexes)

Objectifs :

  • Prévenir des effets délétères possibles des traitements médicamenteux.
  • Prévenir des chutes, confusions mentales, somnolences, anorexie, rétention d'urine, fécalome, troubles digestifs, ...

II ORGANISATION DES SOINS

1) Les outils mis en œuvre

a) Le dossier de soins papier :

Actuellement les dossiers de soins sont archivés dans la salle de soins, dans deux classeurs chariots. Ils sont fermés à clé et restent consultables par l'équipe soignante et les différents intervenants libéraux dans le cadre du secret partagé.

Le dossier de soins contient :

  • Une fiche de renseignements administratifs.
  • Une fiche de recueil d'informations médicales faite à l'entrée par le médecin coordonnateur.
  • Le suivi des antécédents médicaux
  • Une fiche transmission IDE - Médecin
  • Une fiche médecin de suivi médical sur laquelle il est notifié le compte rendu des consultations et    des transmissions à chaque visite.
  • Les ordonnances et les ordonnances intercurrentes d'autres intervenants médicaux.
  • Les résultats d'analyses.
  • Les comptes rendus d'examens complémentaires ou courriers médicaux.
  • Les ordonnances archivées.
  • Une fiche médicale remplie par le médecin traitant avant l'entrée en établissement.
  • Un bilan dentaire annuel et le suivi des soins dentaires.
  • Une fiche de surveillance de poids.
  • La fiche « toilette évaluative » du résident ou son projet de vie individualisé.
  • Les diagrammes de soins.
  • Les GMP

Les protocoles de soins curatifs et préventifs :

  • Une fiche de suivi psychologique.
  • Une fiche kiné.
  • Une fiche liaison avec le CMP.
  • Fiche de chute.
  • Fiche de surveillance alimentaire.
  • Fiche d'hydratation.
  • Fiche de pansements.
  • Fiche d'injections perfusions.
  • Fiche de changement de positions.

Les radiographies et autres documents sont archivés dans un autre lieu.

Le dossier de soins doit pouvoir renseigner valablement et rapidement un médecin intervenant en urgence.

b) Le dossier de soins informatisé

L'informatisation des dossiers avec des codes d'accès différents selon la profession de chacun, permet le respect du secret médical.

Les transmissions infirmières et de l'ensemble de l'équipe de soins sont informatisées.

Le dossier de soins est accessible au résident, ou à son représentant légal qui peut être amené à en demander des extraits.

c) Le projet de vie individualisé

Afin d'apporter des réponses adaptées aux besoins de la personne âgée, il est prévu la mise en place d'un projet de vie individualisé.

Il s'appuie sur le dossier de soins, et sur la participation de l'équipe pluridisciplinaire.

Dès l'admission la personne âgée sera placée au centre des préoccupations de l'équipe. Son autonomie sera respectée au maximum et si possible sera augmentée en la guidant dans ses choix et ses décisions, en respectant ses goûts, ses habitudes antérieures, ses possibilités cognitives et physiques.

Le suivi de chaque projet individualisé est assuré par un soignant référent.

d) Les protocoles de soins

Ils sont rédigés par l'équipe pluridisciplinaire et sont validés par le médecin coordonnateur. Ils sont signés par toutes les personnes concernées.

Les protocoles sont revus chaque fois que nécessaire et au moins une fois par an.

Les protocoles font partie intégrante du projet de soins.

Tous les protocoles sont affichés dans le bureau des infirmières.

2) Le travail en réseau avec les structures de coordination et les établissements référents

Pour optimiser son fonctionnement général, l'EHPAD s'inscrit dans différents réseaux :

  • L'établissement adhère à RSP 16; réseau des soins palliatifs en cours de construction et représente les EHPAD de la Charente.
  • L'établissement a signé une convention en 2007 avec l'unité mobile des soins palliatifs (UMSP), qui intervient à la demande pour conseils et formations.
  • L'établissement adhère à la FEHAP (Fédération des Etablissement d'Hébergement et d'Aide à la Personne) qui propose des rencontres et réunions de travail inter établissements.
  • Les prestations informatiques, et le choix du logiciel de gestion des soins émanent d'une réflexion des EHPAD FEHAP de Charente et Charente Maritime.
  • Le suivi psychiatrique des résidents est assuré de manière régulière par l'équipe mobile du CMP de Cognac (convention signée en 2007).
  • L'établissement est adhérant au groupement d'achats AMI2.
  • Les médicaments sont délivrés par la pharmacie de Segonzac.
  • Le matériel médical est loué ou acheté à une société située sur Angoulême.
  • Une convention avec l'hôpital de Cognac a été signée en 2006 dans le cadre du plan bleu canicule.
  • Des rencontres ont eu lieu en juin 2008 avec les médecins du service gérontologique de l'hôpital de Cognac afin d'améliorer la qualité du prendre soins de la personne âgée. Une convention au niveau de tous les services de l'hôpital est en cours de signature.
  • Une convention avec l'hospitalisation à domicile a été signée en 2008.
  • La direction participe aux réunions de travail de la coordination gérontologique du Pays de l'Ouest Charente.

3) Bien préparer l'entrée en établissement

a) Pré admission

  • A l'occasion de chaque pré admission un dossier médical type est remis au futur résident ou à sa famille, pour être rempli soit par le médecin traitant, soit par le médecin hospitalier lorsque le futur résident est hospitalisé.
  • Le médecin coordonnateur de l'établissement étudie tous les dossiers médicaux de pré admission et donne son avis
  • Le médecin coordonnateur prend contact le plus souvent possible avec les médecins traitants et/ou avec l'équipe hospitalière pour étayer et compléter ses avis, chaque fois que cela apparaît nécessaire.
  • L'ordre de priorité est établi de la façon suivante: les personnes résidant dans la commune, les personnes ayant de la famille dans la commune, les personnes résidant dans le canton, puis celles résidant hors canton. Nous tenons compte également de l'ordre d'inscription sur la liste d'attente, et des besoins des personnes souhaitant entrer. Dans le même degré de priorité, une attention particulière est portée aux personnes âgées seules chez elles, par rapport à celles hébergées dans la famille, ou placées dans un autre établissement. (voire protocole de pré admission).

b) Admission

  • Pour l'admission les données médicales sont réactualisées il est mis en place un dossier de soins et un projet de vie individualisé.
  • L'IDE référente intervient pour déclencher une visite du médecin traitant auprès de son patient dans la semaine suivant l'entrée.
  • Le médecin coordonnateur examine toute nouvelle personne dans la semaine suivant son admission. Grâce à différentes grilles, et la grille de MOSHON, un bilan des fonctions cognitives de la personne, de son état psychologique, de ses fonctions sensorielles, de son état nutritionnel et de ses capacités fonctionnelles sera effectué.
  • La grille AGGIR permettant un classement des résidents en différents groupes, est réalisée dans le mois suivant l'entrée.
  • Une toilette évaluative sera réalisée dès le lendemain de l'entrée.

Ceci permet :

  • Une identification des besoins en soins du résident (médicamenteux, lit médicalisé, fauteuil, aide à la marche, à la toilette...)
  • Une évaluation des risques potentiels (chute, déshydratation, fugues, agressivité, ...)
  • Une mise en route des mesures de prévention par les IDE.
  • Une gestion d'incontinence si besoin (protocole)
  • Une organisation de l'intervention éventuelle des auxiliaires médicaux (kinésithérapeute, orthophoniste, pédicure, esthéticienne, ...)
  • Une uniformisation des soins apportés au nouveau résident.

Des besoins spécifiques peuvent être identifiés et font l'objet de protocoles tenant compte des prescriptions du médecin traitant :

  • douleurs aigues et chroniques,
  • fin de vie,
  • régimes alimentaires.

4) L'adaptation de l'organisation du travail aux besoins du résident

a) Heures de réveil, heures de repas, convivialité des repas

L'adaptation de la prise en charge aux nouvelles exigences notamment en matière de rythme de vie en institution implique une réorganisation du travail au cours de la journée. Cette réorganisation est d'autant plus importante que la dépendance plus forte implique un besoin d'accompagnement supplémentaire. Il faut donc recentrer les efforts de l'équipe sur les besoins de la personne pour y répondre au mieux et rationaliser les autres tâches pour ne leur consacrer que le temps strictement nécessaire.

La première phase de cette démarche a été réalisée en 2005. Elle a permis entre autre de retarder l'heure du dîner et du service des petits déjeuners (respectivement ces services commencent à 18H30 et à 7H30).

Dès efforts restent à faire :

Le petit déjeuner est servi sans tenir compte des heures de lever des résidents.

La nouvelle organisation du travail permettra de tenir compte de ces heures de réveil, ayant pour conséquence une incidence sur le service du petit déjeuner, les aides au petit déjeuner et sur les toilettes.

La fiche de toilette évaluative sera le support papier contenant ces informations.

Le petit déjeuner est actuellement servi en chambres, et pour toutes les personnes de l'étage de l'annexe, pour des raisons pratiques il est servi en salle à manger.

Après la restructuration des locaux, nous demanderons aux résidents si certains souhaitent toujours prendre leur petit déjeuner en salle à manger.

Tisane : nous trouverons une organisation permettant de proposer une tisane au moment du coucher.

Convivialité des repas : une réflexion avec les familles et les résidents est en cours, sur la convivialité des repas en salle à manger, les moments d'attentes des repas en salle à manger et en chambres le soir.

b) La sectorisation du travail

La sectorisation du travail est une organisation du travail par secteur géographique. Ceci permet aux équipes de prendre en soin de petits groupes de personnes et non pas de toutes les personnes de l'établissement.

Ceci afin :

  • D'améliorer l'adaptation des personnes âgées qui ont besoin de construire de nouvelles relations au moment de leur entrée en institution.
  • De répondre aux besoins individuels des résidents.
  • D'améliorer les conditions de travail du personnel. C'est psychologiquement moins lourd de connaître à l'avance le nombre de toilettes à faire lorsque l'on commence sa journée de travail. Le nombre de coupures et l'amplitude des journées de travail des personnes en horaire coupé reste très importants. En fonction des effectifs alloués, les plannings seront revus afin de diminuer les coupures.

c) Le prendre soin

Respecter la dignité, l'humanité de la personne, ne pas la considérer comme une personne trop vieille, trop lourde, ...

Exemples :

 

  • veiller à ce que la personne soit bien assise, que sa peau ne soit pas en contact direct avec le plastique du fauteuil, qu'elle ne soit pas placée face à un mur, qu'elle n'attende pas trop longtemps dans un couloir, ou sur les toilettes.
  • Même à une personne désorientée, le soignant veillera à lui faire choisir sa tenue vestimentaire.
  • Le soin que l'on apporte à bien placer la personne à table, avec des compagnons amicaux.
  • Ne pas renter chez quelqu'un qui ne nous y a pas invité.
  • Attention aux termes infantilisants, nous avons en face de nous des « adultes âgés ».
  • Le prendre soin passe aussi par les soins correctement faits comme les soins de bouche, l'hygiène de l'appareil dentaire, savoir le positionner...
  • Donner le désir de se montrer, de rencontrer les autres.
  • Les équipes médicales et para médicales seront amenées à participer à ce projet qui doit reposer sur des valeurs basiques à faire vivre sans relâche :

 

Dignité   -   Respect   -   Ecoute   -   Confidentialité   -   Humilité

Ces valeurs doivent s'imposer tant vis-à-vis de la personne âgée qu'au sein de l'équipe pluridisciplinaire.

Les toilettes devront être réorganisées de manière à ce que chaque résident ait la toilette qui lui convient à lui et non celle qui convient au soignant, d'une part. D'autre part, le début des toilettes devront commencer plus tard.

La toilette évaluative sera notre outil de travail.

Il faudra tenir compte de ceux qui se réveillent tôt, de ceux qui souhaitent rester au lit le plus longtemps possible, de ceux qui souhaitent être habillés tôt, des personnes désorientées dans le temps et l'espace et qui n'attachent aucune importance si elles ont une toilette tôt ou tard le matin.

Objectifs de la toilette :

  • Hygiène et propreté,
  • Communication verbale et non verbale,
  • Réhabilitation de la personne,
  • Prévention des dégradations corporelles,
  • Confort de la personne et du soignant,
  • C'est un moment d'observation, de recueil d'informations,
  • Aspect économique dont il faut tenir compte (attention à ne pas laisser couler l'eau, draps souillés, utiliser de bons produits d'incontinence, ...).

Les changes des protections d'incontinence seront faits en fonction des besoins de chaque personne. On ne réveillera pas une personne qui a besoin d'être changée la nuit, mais on adaptera la protection en fonction des mixions. Nous devrons revoir le protocole d'incontinence en ce sens.

Les couchers : Les résidents seront tous en chemises de nuit ou pyjamas à partir d'une certaine heure, mais seront couchés en fonction de leurs habitudes de vie.

d) L'accompagnement en fin de vie

Les soins de confort et de fin de vie supposent en particulier :

  • des protocoles d'évaluation et de prévention d'escarres,
  • des protocoles d'évaluation et de prévention de la douleur (mais aussi la formation des personnels soignants et d'accompagnement à l'évaluation de la douleur chez la personne âgée),
  • des protocoles d'hydratation et de nutrition,
  • un travail commun sur l'accompagnement en fin de vie (implication de la famille, respect des volontés de la personne âgée et/ou de sa famille - travail de deuil ...),
  • La mise en place de protocoles permettant d'aider les équipes lors des décès,
  • un soutien psychologique du résident, de sa famille du personnel (intervention de la psychologue de l'établissement, de l'UMSP, nécessité ou pas de faire intervenir une psychologue extérieure à l'établissement pour un soutien auprès du personnel),
  • information par le médecin traitant auprès de la famille de l'état de santé du résident.

Le projet prévoit une réorganisation du travail, permettant aux soignants qui le souhaitent d'avoir des moments spécifiques dans la journée afin d'assurer un meilleur accompagnement de la famille et de la personne en fin de vie.

III CONTINUITE DES SOINS

1) L'équipe pluridisciplinaire

Le « prendre soin » commence le matin à 7 heures pour se terminer le lendemain matin à 7 heures : toute l'équipe est responsable du prendre soin de chaque personne, c'est pourquoi nous parlons d'une équipe au singulier et non des équipes.

La continuité des soins est assurée par : le médecin coordonnateur, les infirmières, les aides soignants et aides médico psychologiques, les agents, la psychologue et les intervenants libéraux.

a) Les infirmières

Elles assurent le suivi des prescriptions, la mise en œuvre des traitements et leur surveillance. Elles encadrent les aides soignantes chargées de les seconder dans la mise en œuvre des prises en soins et veillent à la bonne organisation de celles-ci. Elles assurent une surveillance régulière de l'état de santé du résident et sollicitent chaque fois que nécessaire l'intervention du Médecin traitant.

Cependant les 1,8 ETP f'infirmières salariées et libérales ne permettent pas d'assurer une continuité des soins infirmiers sur tous les jours de la semaine.

b) Le médecin traitant

Toute personne entrant dans l'EHPAD est fortement incitée à garder son médecin traitant. En effet ce dernier la connaît en général depuis plusieurs années, a souvent préparé et/ou été à l'origine de la demande d'hébergement. Si le médecin habituel refuse de continuer à suivre son patient, ou bien se trouve géographiquement dans l'impossibilité d'assurer une permanence des soins efficiente, il est proposé au futur résident et à sa famille une liste de médecins intervenant déjà régulièrement au sein de la structure, sans aucune influence de la part de la direction, ni du service de soins, ni du médecin coordonnateur.

Une convention spécifique concernant l'intervention des médecins traitants sera élaborée avec les praticiens, après accord du conseil de l'ordre des médecins.

Cette convention portera sur :

  • a) L'établissement par le médecin traitant d'objectifs de soins pour son ou ses patients dans le cadre de la prise en charge médicale de l'établissement.
  • b) Le respect du règlement de fonctionnement de l'établissement.
  • c) La participation au suivi des soins en particulier par rapport au dossier médical informatisé.
  • d) L'adhésion aux protocoles mis en place dans l'établissement.
  • e) La participation à la mise en place d'un réseau gérontologique.

c) Les auxiliaires libéraux

  • Intervention des IDE libérales un week-end sur trois et certains jours de la semaine quand il n'y a pas d'infirmière à l'EHPAD. Elles effectuent les mesures de glycémie, les injections d'insuline, les pansements (en cas de besoin). La rémunération se fait à l'acte.
  • Intervention de deux kinésithérapeutes sur prescription exclusive du médecin traitant. Les deux kinésithérapeutes permettent d'assurer une continuité des soins sur toute la semaine et pendant les périodes de congés.
  • Intervention d'un pédicure libéral, à la demande du résident ou sur incitation de l'équipe soignante.

2) Gestion des transmissions

Les transmissions entre membres de l'équipe soignante relèvent, comme pour les médecins, du secret médical vis-à-vis de l'extérieur, et du secret partagé en interne.

  • Transmissions orales: à chaque changement d'équipe, et à la réunion transmissions de 9H30 le matin.
  • Transmissions écrites: médecins - infirmières - aides soignantes jour et nuit via le logiciel TITAN.
  • Fiche de liaison pour chaque hospitalisation.
  • Une réunion médicale de synthèse est à organiser une fois par mois (Médecin coordonnateur, médecin traitant, infirmières, AS et AMP, kinésithérapeutes, ...), objectifs = suivi, évaluation et modification du prendre soin de chaque résident.

3) Gestion du suivi médical et des traitements médicaux

Le suivi médical est effectué grâce au dossier de soins papier et informatisé, présentés ci-dessus.

Concernant les médicaments prescrits aux résidents, l'établissement travaille avec la pharmacie de Segonzac. Cette dernière assure la gestion de la facturation en mettant en place chaque fois que possible un système de tiers payant de manière à ce que les avances d'argent soient limitées au maximum. Ne sont facturés aux résidents que les produits non remboursés, les dépassements de tarif non pris en charge.

Les résidents qui le souhaitent restent toutefois libres de choisir une autre pharmacie, dans ce cas, ils doivent eux même gérer leur approvisionnement.

Les médicaments livrés sont ensuite contrôlés, validés puis préparés par les infirmières.

Les effectifs ne permettent pas une distribution des médicaments par les infirmières.

4) Gestion des urgences médicales

En cas d'urgence, la nuit et le week-end la permanence des soins est assurée par le centre 15.

Le samedi matin, les médecins de Segonzac se sont organisés pour assurer une astreinte.

Lors de la présence d'une infirmière, c'est elle qui est chargée de reconnaître l'urgence et d'effectuer les premiers gestes nécessaires.

En cas d'absence de l'infirmière, c'est l'aide soignante ou l'aide médico psychologique qui est chargée de reconnaître l'urgence et d'appeler le médecin traitant ou le centre 15.

IV UNITE SPECIFIQUE ALZHEIMER

1) Pourquoi la création d'une unité spécifique

  • Les personnes atteintes de: maladie d'Alzheimer qui déambulent dérangent les autres résidents.
  • Les personnes âgées vieillissantes ont leur rythme de vie, les personnes Alzheimer ont un autre rythme de vie : se couchent plus tard, se lèvent tôt. Le rythme de vie de l'E.H.P.A.D ne leur convient pas.
  • De plus en plus de dossiers de demandes d'admission concernent des personnes atteintes de maladie d'Alzheimer.

2) Objectifs

  • Accueillir 2 x 9 personnes diagnostiquées Alzheimer, déambulantes, désorientées et actives, dans des chambres individuelles et un lieu de vie partagé avec les autres résidents.
  • Améliorer d'une façon significative les conditions d'existence et de vie des personnes grâce à un lieu d'accueil qui préserve leur autonomie et stimule leurs fonctions cognitives aux travers d'activités de la vie quotidienne.
  • Apporter une réponse globale à la personne et à sa famille grâce à la compétence des professionnels.
  • Favoriser la présence des familles autour de la personne, à tous les stades de l'accompagnement.
  • Agir sur les troubles du comportement par des réponses adaptées qui tiennent compte de la dignité de la personne.

3) Accompagnement

  • Par les activités occupationnelles à visée thérapeutique (cuisine thérapeutique, atelier manuel) et par l'intervention de professionnels compétents (ergothérapeute, orthophoniste, ...).
  • Retrouver une image de soi positive (hygiène quotidienne, atelier esthétique).
  • Par les techniques de communication (maintenir le dialogue, mots à proscrire, savoir détourner l'attention chaque fois que nécessaire, ...)
  • Par les activités de stimulation cognitives (atelier mémoire)
  • Par du personnel formé à l'accompagnement de ces personnes (formation complémentaire sur l'accompagnement des personnes atteintes de maladie d'Alzheimer à prévoir).

V LES MOYENS

1) Moyens matériels

Voire tableau des investissements pluri annuels.

2) Moyens humains

Voir tableau des besoins en personnels supplémentaires dans les mesures nouvelles du groupe II en annexes.

CONCLUSION

Notre projet d'établissement, imprégné de la méthodologie « humanitude »,  se construit autour de l'idée que l'adulte âgé dont nous avons la charge n'est pas notre objet de soins, mais un sujet auquel il faut laisser un maximum d'autonomie.

La vie ne doit pas être organisée pour plus de soins mais les soins organisés pour plus de vie.

Les animatrices, ainsi que le recours au secteur psychiatrique doit permettre d'améliorer le bien être psycho-affectif des résidents, de se projeter à travers une sortie, de satisfaire un désir à travers une activité.

L'accueil se veut donc personnalisé, en réponse aux attentes et aux besoins des résidents.

L'accompagnement se fera jusqu'au bout de la vie, en fonction de nos moyens.

Le succès de notre projet d'établissement dépend bien sûr des moyens qui nous seront alloués pour le mettre en œuvre, mais sans l'adhésion du personnel rien ne pourra se faire.

Le projet d'établissement est en mouvement, il évolue. C'est à un moment donné une photographie de l'établissement, de ce qu'il est et de ce qu'il projette.